Brèves

Un jeune couple qui, un soir de juillet 2006, a entretenu des relations sexuelles dans la benne d'un pick-up garé le long d'un trottoir de Bilzen - ébats filmés par une caméra de surveillance - a été condamné par le tribunal correctionnel de Tongres pour outrage aux bonnes moeurs.
L'homme a été condamné par défaut à un mois de prison et à une amende de 275 euros,
sa compagne à 8 jours avec sursis et à 143 euros d'amende.

On voudrait savoir le pourquoi du tarif si différencié selon que vous êtes homme ou femme.

 http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/186312/sexe-interdit.html

 http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=374800

 

Madame Royal, vous bafouez le premier principe républicain PDF  Array Imprimer Array  Envoyer
Écrit par Herman et Lavau   
Mardi, 30 Janvier 2007 19:50

Lettre ouverte à Madame Royal : vous bafouez le premier principe républicain.

Le premier principe de la République, est l'égalité de tous devant la loi.

Or, à la suite de campagnes médiatiques sans précédent par leur fréquence sur les chaînes nationales, par la teneur du message identifiant le père à un homme potentiellement violent, en élevant au martyrologe les 120 victimes féminines annuelles de violence conjugale, vous cédez aux lobbies ultra-féministes d'une part, au lobby des avocats d'autre part. Vous faites campagne sur une intensification de la guerre sexiste contre les pères en cautionnant un projet parricide exorbitant des principes du Droit français républicain. Ce projet uniquement fondé sur une présomption de violence alléguée par la mère, est une violation du premier principe républicain : l'égalité de tous devant la loi. Ce principe est déjà ouvertement bafoué tous les jours en affaires familiales, qui sont une chasse gardée féministe en toges noires et jabots blancs.

De nombreux pères subissent une séparation d’avec leurs enfants, une mise à l’écart forcée et planifiée par les Juges aux Affaires Familiales, parfois pendant des années. Près d’un million d’enfants ne voient plus jamais leur père (source : Ined). Vous prétendez éradiquer la violence faite à une minorité de femmes, mais vous ignorez la violence faite à une majorité de pères et à leurs enfants. En témoigne, la scandaleuse mansuétude de la justice à l’égard des infanticides où les mères criminelles sont encore présentées comme des victimes. Dans une récente étude de l’Inserm (octobre 2006), sur 218 cas de morts suspectes de nourrissons, 31 % étaient des homicides.

La première des violences faite aux pères est économique. Pourquoi ceux qui payent régulièrement leur pension ne disposent-ils pas des mêmes avantages fiscaux que les mères ? Pourquoi les frais inhérents à l’éloignement géographique des enfants, organisés par les mères, sont-ils quasi systématiquement à la seule charge du père ? La violence économique faite aux hommes connaît une croissance continue, du fait de la politique suivie dans ce pays depuis des décennies.

Le surendettement (www.sosdette.com) avec près d’un million de dossiers déposés en 2005 est en augmentation constante et le taux de résolution des cas enregistrés ne cesse de diminuer (en 1990, 13 682 Plans Conventionnels de redressement, pour 6 334 clôtures de procédure ; en 2005, 97 391 Plans Conventionnels de Redressement, pour 19 859 clôture de procédures). L’éclatement de la cellule familiale est la cause principale du surendettement. Dans son rapport d’information, le site Internet du Sénat note que : « Le dépôt en forte hausse des dossiers dits "à dominante sociale"… est très souvent le fait de chômeurs ou de personnes divorcées (ou en état de divorce). » Le chômage représente 27 % de ces cas et la séparation/divorce 16 % (1 couple sur 2 en Île-de-France - 1 couple sur 3 en province). Si l’on y ajoute les accidents domestiques, les accidents du travail, les décès causés par un accident routier et la baisse des revenus, le total monte à 61 % de la totalité des cas de surendettement présentés à la Banque de France.

Les chômeurs et « personnes divorcées » sont, dans la grande majorité des cas de surendettement, des hommes qui, neuf fois sur dix lorsqu’ils sont pères, sont privés de la résidence de leur enfant. Ils ne peuvent alors être considérés comme « Parent Isolé », donc bénéficier de l’aide API, un SMIC que perçoivent les mères, ce qui leur donne un double statut financier et social et les incite de plus en plus à créer ces soi-disant familles monoparentales payées par la société, tandis que le père est évincé. Lui, le père, est désormais fiché comme célibataire (un avantage pour le fisc et un moyen de cacher la réalité de la misère masculine et paternelle). Par contre, corvéable à merci, il doit payer une pension sous peine de prison : rien que des devoirs, et à peine des miettes de droits.

Pendant ce temps-là, de nombreux articles du Code Pénal sont systématiquement bafoués par le Ministère Public, et curieusement, ceux qui auraient pu limiter la fraude judiciaire féminine :

L'article 441-7 NCP est systématiquement bafoué par le Ministère Public, ce qui garantit l'impunité des commanditaires et des auteures d'attestations mensongères en matière de divorce. Et justement, l'attestation mensongère, grossièrement calomniatrice, est un sport d'équipe massivement féminin. Un des auteurs de la présente lettre ouverte, est ainsi accusé d'avoir des bras longs de 400 km, afin de pouvoir "rouer sa fille de coups" à Saint-Quentin, tout en résidant à Rennes. Pas de problème ! L'injustice aux affaires antifamiliales gobe cela avec délices, du moment que cela sert à abattre et spolier un père, un mâle... Le même est aussi accusé d'avoir un zizi long de 700 km, afin de pouvoir engrosser sa fille à Saint-Quentin depuis Montélimar. Pas de problèmes ! Les avocates en jubilent de concert, celle de Madame comme celle de Monsieur. Hé hé hé ! Guerre sexiste oblige ! Consororité corporatiste entre avocates aussi, du reste...

Aux accusations mensongères aussi, l'impunité est garantie. Solidarité matriarcale oblige, semble-t-il. Et pourtant, en théorie, les accusations mensongères tombent sous le coup de l'article 226-10 NCP. Nous aimerions bien habiter en Théorie, car en Théorie, dit-on, tout va bien !

En réponse à un député, le Garde des Sceaux a avoué par écrit avoir donné instruction aux procureurs de ne plus poursuivre les infractions à l'article 227-5 NCP. Dame ! Dans 86 % des cas, l'enfant est confié à la mère. La non-représentation d'enfant est donc massivement un délit féminin. D'où l'urgence de lui garantir l'impunité... Guerre sexiste oblige, n'est-ce pas ?

L'article 225-1 NCP interdit toute discrimination sexiste, mais il est bafoué au quotidien par les tribunaux mêmes qui sont chargés de le faire respecter : dans la pratique de l'injustice aux affaires antifamiliales.

Voilà pourquoi la judiciarisation à outrance, à l'imitation des Etats Unis d'Amérique, nous avons des raisons de n'y prédire que toujours plus de fraudes, toujours plus de mensonges, toujours plus d'exactions, toujours plus de dossiers falsifiés, toujours plus de disparitions de pièces quand ces pièces gênent l'entente préalable entre avocat(e)s, toujours plus de procédures truquées, toujours moins de santé mentale publique. L'expérience nous a durement appris que la seule solution est en douze points :

1 - La prévention, avec notamment un contrôle psychiatrique périodique, très renforcé en cas de séparation conflictuelle.

2 - La médiation obligatoire par des psychologues rompus au travail avec les familles.

3 - Briser le monopole du système judiciaire et de ses 46 334 avocats et avoués, professionnels du conflit envenimé à outrance. Permettre à un accord par médiateur de court-circuiter le système judiciaire.

4 - Briser la protection quasi-automatique garantie par le bâtonnier élu par les avocats, envers les félonies et escroqueries pratiquées par ceux et celles qui l'ont élu, briser son monopole corporatiste.

5 - Mettre fin au huis clos, qui couvre toutes les dérives, tous les viols du principe du contradictoire ; enregistrer les audiences.

6 - Permettre à des commissions paritaires d'examiner ces vidéos et les pièces à bref délai, moins de deux semaines, sanctionner ces violations du contradictoire.

7 - Instituer un permis à point pour les avocats et les magistrats, et son épuisement en points par fautes professionnelles répétées, leur retirant le droit à s'occuper d'affaires familiales.

8 - Obligation de contrôle psychiatrique périodique pour tout magistrat, tout avocat et tout expert traitant d'enfants et d'affaires familiales ; cela tous les deux ans (même rythme que votre automobile).

9 - Plafonner par la loi les honoraires d'avocat pour toute procédure de divorce ou séparation, afin de lui retirer tout son intérêt à compliquer et envenimer les procédures, et à les faire durer.

10 - Barêmer strictement par la loi les pensions alimentaires dues au titre des enfants par le parent qui n'en a pas la résidence principale, afin de limiter enfin et l'arbitraire du magistrat ou de la magistrate, et l'enjeu intéressant les avocat(e)s à monter toutes sortes de calomnies contre le père à abattre et à dépouiller de tout.

11 - Instituer enfin des statistiques détaillées par magistrat, mettant en évidence non seulement combien de dossiers il ou elle doit évacuer par an et par nature de dossier, mais surtout dans quel sens il ou elle penche systématiquement, et l'ampleur de sa partialité.

12 - Instituer la parité en affaires familiales : un magistrat de chaque sexe pour chaque audience, au lieu de l'actuel quasi-monopole féminin, monopole incontrôlé, pouvoir despotique.

Evidemment, comme vous êtes avocate, entourée d'avocates, et non de paysannes ni d'ouvrières, ni de veuves de marin-pêcheur, ni d'employées de la CPAM, on ne vous a pas conseillé cela... Quand nous étions plus jeunes, on nous avait bien appris qu'être de gauche, cela impliquait aussi de faire attention à la composition sociale de son équipe. Que le premier geste du gouvernement Raffarin ait été d'étendre le monopole d'avocats aussi au Tribunal Administratif, et multiplier ainsi par cinquante ou cent le coût d'accès à la justice, cela peut se comprendre : gouvernement de droite, il favorise sa clientèle aux dépens des citoyens. Mais que vous, candidate d'un Parti Socialiste héritier lointain d'un siècle et demi de Mouvement Ouvrier, ayez aussi pour réflexe d'augmenter encore le pouvoir incontrôlé des gens de robe,  voilà qui est extrêmement choquant pour les 60% des français qui n'ont en pratique aucun accès à la justice, aucun moyen de faire valoir leurs droits.

 

10 700 suicidés par an, dont 7950 sont mâles.


Les lobbies féministes ont un grand succès médiatique, et ont votre oreille, tandis qu'il n'y a autour de vous aucun lobby qui vibrionne pour attirer votre attention sur la croissance des suicides, 10 500 en 1999, 10 700 en 2003, et sur la proportion toujours croissante des hommes sur les femmes sur ces décès :

Chiffres connus en 2003 :
7943 hommes,
2721 femmes.
Soit 5222 hommes de plus que de femmes.
Pour les 30-39 ans, le suicide constitue la première cause de mortalité, soit un décès sur cinq.

Influence du statut matrimonial :
Les femmes mariées de moins de 65 ans se suicident le moins.
Les veufs se suicident le plus, à 588 ppm, les divorcés à 373 ppm, les célibataires à 204 ppm, enfin les personnes mariées le moins, à 168 ppm, deux sexes confondus.
Les hommes veufs se suicident le plus.
C'est le suicide qui est la forme de mortalité la plus sensible au statut matrimonial.

Il est de notoriété publique que l'injustice aux affaires antifamiliales est partie active dans ces désespoirs de pères, et dans leur élimination par tous moyens.

Mettons ces chiffres en forme plus médiatique :
365,24 jours par an font 8765,76 heures par an.
10 664 suicides par an, font un suicidé toutes les quarante-neuf minutes.
7943 suicides masculins par an, font un suicidé mâle toutes les soixante-six minutes.
2721 suicides féminins par an, font une suicidée femelle toutes les trois heures et treize minutes.

Donc rien que les suicides font vingt-quatre fois plus de victimes femmes que les violences conjugales n'en font.

Et les jugements systématiquement iniques, sexistes misandres, font largement plus de 120 décès masculins par suicide annuels...

Ah oui bien sûr, mais comment le lobby des avocats fera-t-il pour faire du pognon avec la prévention des suicides ? C'est là qu'est leur problème, à ces très braves gens... La médecine et la prévention psychiatrique, ça n'est pas leur truc. En revanche, parlez leur de trafic d'influence, là ils sont bons, ils savent faire...



Voyons les statistiques d'accidents du travail :

En 2004, la branche Accidents du Travail et Maladies Professionnelles de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAMTS) a indemnisé 1,4 millions d'accidents du travail. Parmi ces accidents environ 700 000 ont donné lieu à un arrêt de travail. Source :
http://www.risquesprofessionnels.ameli.fr/fr/accidents_du_travail_2/statistiques_acc_travail_1.php

A l’échelon national, on compte environ 40 accidents du travail avec arrêt de travail pour 1000 salariés. Ce pourcentage, aussi appelé indice de fréquence, est en baisse constante depuis 1950.

Combien d'accidents du travail mortels ?

Une statistique mondiale par le BIT et l'OMS : http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2005/pr18/fr/index.html

D’après une nouvelle estimation du BIT des accidents du travail et des maladies professionnelles1 qui causent la mort de deux millions de personnes chaque année, le risque professionnel est en augmentation du fait de la rapide industrialisation de certains pays développés. D’après une nouvelle estimation du BIT des accidents du travail et des maladies professionnelles qui causent la mort de deux millions de personnes chaque année, le risque professionnel est en augmentation du fait de la rapide industrialisation de certains pays développés.

En France, en 2004, 713 300 accidents du travail avec arrêt, pour 18 107 000 salariés.
Source : http://www.risquesprofessionnels.ameli.fr/atmp_media/AT-AJ-MP-trim-2006-09.pdf
Accidents mortels en 2004 : 578.
Maladies reconnues professionnelles, mortelles en 2004 : 516.

Autre source avec des chiffres plus élevés : http://www.inrs.fr/inrs-pub
[[1]]
Accidents mortels en 2004 : 626 (661 en 2003).
Maladies reconnues professionnelles, mortelles en 2004 : 581.


La ventilation par sexe n'existe pas dans ces documents. Il reste de notoriété publique qu'on n'envoie pas les femmes là où c'est dangereux ou nocif, on envoie les hommes, de préférence les travailleurs immigrés, du reste : bâtiment, industrie, travaux publics... Sans parler des maladies professionnelles agricoles dues aux pesticides.

Regardons les statistiques d'accidents du BTP, à http://www.inrs.fr/htm/statistiques_accidents_travail_maladies.html :
En 2003, le BTP occupe 7,4% des salariés mais recense 16,6% des accidents avec arrêt et 27,4% des décès, avec 181 décès.
Viennent ensuite les transports, avec 122 décès, puis la métallurgie avec 80 décès par accidents.

19 155 maladies professionnelles ont entraîné une incapacité permanente, et 581 le décès en 2004.


Mais bon, les maladies professionnelles de la classe ouvrière, et ses accidents du travail, cela n'intéresse pas ces dames du Barreau. Elles, elles n'ont jamais perdu un père, un oncle, ou mari ou un frère, ou un fils, d'un accident du travail, et encore moins d'une leucémie due aux insecticides, qui ne tuent pas que les insectes.

Alors on va les leurs mettre sous forme médiatique, ces chiffres qui n'intéressent pas la bourgeoise : Toutes les huit heures, un ouvrier meurt d'accident du travail ou de maladie professionnelle. Et il est rare que cet ouvrier soit une ouvrière.

La France est championne d'Europe de l'écart d'espérance de vie entre femmes et hommes.


 

Eradiquer les pères et les expulser de leur domicile, fera-t-il baisser la violence ?

Eradiquer les pères fera-t-il baisser la violence ? Les lobbies sexistes misandres victimaires qui présentement escroquent la gauche issue du mouvement ouvrier - exactement comme la direction de l'URSS escroquait tous les mouvements ouvriers du monde - axent leurs campagnes médiatiques sur ce postulat : selon elles, la violence serait mâle, tandis que la féminité serait sagesse et calme. Donc éradiquons les mâles, éradiquons les pères, et tout ira pour le mieux... En tout cas, telle est la politique suivie par notre magistrature. Les promotions de l'Ecole Nationale de la Magistrature demeurent féminines à 80%, année après année.

Sauf que ce principe est complètement faux. C'est dans les couples lesbiens, que la violence conjugale est la plus élevée. C'est également sur des sites gynarques, que l'on trouve des apologies de la torture, de l'esclavage, de la mutilation, et des camps d'extermination des mâles. Vous en voulez des échantillons ?

Le mode de compétition sexuelle oriente tout l'avenir d'une peuplade. Qui contrôle les règles de la sélection sexuelle est maître de l'avenir de la peuplade. Par leurs campagnes médiatiques, de calomnie industrialisée (Tout homme est violent, tout homme est un salopard en puissance, tout homme est un pédophile en puissance, tout magistrat qui nous résiste est un membre d'un réseau pédophile, etc. etc. etc.), les lobbies de la misandrie s'efforcent de ne reproduire qu'un homme qui leur soit entièrement soumis, un homme rose. Et la violence diminue ? Au contraire elle augmente... La biologie humaine est ainsi faite : l'homme mâle adulte accompli calme les jeux et les querelles, il rassure et calme les adolescents, là où la mère omnipotente dans son exercice solitaire du pouvoir en est incapable, il calme les femmes querelleuses. Un fois les pères éradiqués, les survivants sont bien plus anxieux, ils ont perdu leurs repères biologiques et biographiques, ils sont nettement plus violents. Ils ne parviennent plus jamais à devenir des adultes accomplis, leur tour venu. Ils demeurent fusionnels et imbus de leur fantasme d'omnipotence infantile. Et encore heureux s'ils ne sont pas pervertis et corrompus, comme ils le sont invariablement s'ils ont été dressés à servir comme aide-bourreaux d'un de leurs parents...

Les lobbies misandres qui vous entourent, et qui phagocytent la Gauche, vous mentent, se mentent. Quel est leur intérêt réel alors, puisque la prétendue lutte contre la violence conjugale est un mensonge éhonté ? Leur but reste la rapine, l'exaction, le brigandage familial, judiciairement assisté : rafler tous les biens, rafler les domiciles conjugaux, rafler les enfants, endoctriner les enfants sans limites, comme janissaires de leur guerre sexiste, rafler toutes les aides sociales, échapper à la précarité et aux contraintes économiques de la mondialisation, en en reportant tout le fardeau sur les mâles, devenus la nouvelle "classe dangereuse" à intimider et terroriser, à expulser de tout domicile fixe.

Et elles l'avouent par écrit : Lire Agnès Echène à http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1324

ou à http://ladivecie.free.fr/article.php3?id_article=68



 

La place de la délinquance judiciaire gynarque parmi les autres délinquances judiciaires collectives.

Pour des raisons diplomatiques, la rédaction ci-dessus a glissé bien rapidement sur les trois formes de délinquances judiciaires collectives, auxquelles les pères, leurs enfants et leurs secondes compagnes sont confrontés quotidiennement en affaires familiales :

Type 1 : La délinquance judiciaire de caste, visible par exemple lors des collusions d'avocats contre leur propre client, ou leur protection mutuelle lorsqu'un(e) a choisi la stratégie du mensonge à 200%.  Cette délinquance était déjà signalée au 17e siècle par le fabuliste : Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous feront blanc ou noir.
Type 3 : La délinquance judiciaire de sociétés secrètes, principalement franc-maçonnes : Selon que vous serez ou non membre de la société secrète, ce seront les pièces de l'adversaire ou les vôtres qui disparaîtront du dossier.
Type 5 : La délinquance judiciaire gynarque : Selon que vous serez mère ou père, les jugements de cour vous feront blanche ou noir, prospère ou ruiné.

En affaires familiales, nous ne sommes généralement pas confrontés à la corruption par la grande criminalité, ni à la corruption par la raison d'état ou du prince, respectivement types 4 et 2. Tandis que le syndicat de la magistrature s'élève généralement contre la corruption de type 2 : les exigences ministérielles de servilité politique. On n'a pas oublié ce juge d'instruction consciencieux, qui instruisait vraiment une entente illicite entre pétroliers, et que la Chancellerie s'est dépêchée de Hazebroucker, pour faire un exemple.

Nous constatons quotidiennement que dans une majorité de juridictions, le premier principe de procédure républicain, le principe du contradictoire, est systématiquement bafoué. Cela, sous le couvert du huis clos, qui interdit la présence de témoins gênants, tels que des journalistes d'investigation, et des représentants d'associations de victimes de ces dérives mafieuses.

Nous constatons aussi que nombreux sont les témoins et victimes qui craignent que leurs témoignages paraissent sous leur noms propres, de peur de nouvelles représailles de la part du conglomérat judiciaire. Autrement dit : ils sont terrorisés, exactement comme on peut l'être par un pouvoir despotique, ou par un pouvoir mafieux. Au 18e siècle déjà, Montesquieu remarquait que l'état despotique repose sur la crainte, alors que l'état républicain repose sur la vertu. Montesquieu connaissait le despotisme d'état, et ignorait le despotisme mafieux, alors que nous, nous l'avons rencontré, au tribunal...

Pratiquement tous les acteurs de la vie politique sont gravement compromis dans le laisser établir la situation actuelle.
Les lois du 4 mars 2002 ont été bafouées si facilement parce que leurs auteurs n'ont jamais mesuré l'ampleur des complicités perverses dans et autour des tribunaux. Les gouvernements successifs n'ont rien fait pour remédier aux dérives institutionnelles. Aucun homme politique n'a pris la mesure ni du pouvoir de la propagande sexiste misandre, ni de l'autonomie de fait de la caste en toges noires, qui rejette, dénature, et bafoue la loi à son idée, selon ses réseaux de trafics d'influences, en toute irresponsabilité.
Et cela bien que le rapport de la commission d'enquête parlementaire animée par Vincent Peillon et Arnaud Montebourg ait pointé la pénétration de l'appareil judiciaire de la région PACA par la mafia via les loges maçonniques : http://www.assemblee-nationale.fr/rap-info/i2311-612.asp et notamment http://www.assemblee-nationale.fr/rap-info/i2311-612.asp#P294_48947  

Il n'existe à notre connaissance qu'une seule ébauche de typologie des délinquances judiciaires collectives, à http://debats.caton-censeur.org/index.php?option=com_content&task=view&id=24&Itemid=45. Or seule une typologie structurée permet de passer du travail du journaliste enquêteur, à ceux du scientifique, puis du responsable politique.

 

 


Une politique de prévention

Tous les deux ans, votre voiture passe au contrôle technique.

Mais jamais aucun magistrat, aucun avocat, aucun expert judiciaire, ni aucun parent ne passe au contrôle psychiatrique périodique. Ça ne vous choque pas ? Nous si, nous qui les avons vus à l'oeuvre.
Cadence nécessaire ? Tous les deux ans en temps calme, passer à tous les trois mois le temps d'une procédure conflictuelle de parents.

Et a-t-on les bonnes doctrines psychiatriques pour réussir de la prévention ? Non, même pas. La bourgeoisie est la seule classe sociale qui ait une stratégie judiciaire, seule depuis qu'elle a éliminé les tribunaux seigneuriaux, puis le roi  Dès ses débuts sous Louis-Philippe, et la loi de 1838, la psychiatrie débutante s'est constituée comme une branche de cette stratégie judiciaire de la bourgeoisie, sous masque d'apparence médicale. Ecoutez le dicours des experts judiciaires sur Arte : ils vous serinent que la catégorie "maladie mentale", c'est ce qui leur permet d'exempter quelqu'un des conséquences pénales de ses actes, virgule, quand le Ministère Public a déjà reçu des ordres en ce sens. Point. Et avec cela, peut-on détecter les pervers narcissiques et les pervers histrioniques qui organisent le malheur de leur entourage, de leur conjoint, de leurs enfants, de leurs collègues et subordonnés ? Pas du tout, cela n'a jamais été étudié ni pour les besoins médicaux, ni pour la prévention, mais pour soutirer de l'argent du justiciable et de l'Etat.

Fondations scientifiques de l'expertise judiciaire ? Epistémologie ? Pendant 70 ans, jusqu'en 1938, l'Université française a délivré un diplôme de 3e cycle de phrénologie, payant. Et quel était son débouché ? Pardi ! Devenir expert judiciaire agréé ! Pardi ! C'est que ça en rapporte, du pognon, de confirmer au magistrat-qui-vous-aime que le prévenu qu'il n'aime pas, a bien le front bas et les sourcils broussailleux du "criminel né"... Pascal D., médecin, rapporte qu'à la demande de son association de défense des enfants et des pères, il a démonté plus de cent expertises psychiatriques toutes entachées de fraudes et de fautes professionnelles monumentales, toutes ordonnées lorsque le père osait résister aux exigences de la divorçante. Telle est l'instrumentalisation du discours "qui fait savant", au service de l'hypocrisie.

Alors quelle est au moins sa déontologie ? "De toutes façons, je concluerai dans le sens demandé par le magistrat", se vantait oralement un "expert", certain de son impunité totale faute de preuves matérielles. Il avouait ainsi le fondement de la profession d'expert agréé : échanger flagornerie contre corruption.

Alors interrogez des psychiatres d'institution, et des infirmiers psychiatriques ? Leur définition de la maladie mentale est "ce qui invalide des gens au point qu'ils aient besoin de nous comme institution contenante, et si possible soignante". Telle est la dynamique d'institution : promouvoir ce qui justifie son existence. C'est nettement moins mal, mais peut-on mener une politique de prévention avec ça ?

Toujours pas.

Le troisième corrupteur historique à intervenir, c'est l'industrie pharmaceutique, qui dirige de plus en plus la nosographie psychiatrique. Pour ses intérêts, est telle variété de dépression ce qui réagit à telle molécule, que justement nous fabriquons dans notre firme... Comment font-ils ? En devenant le principal financier des travaux de recherches, et des carrières de chercheurs... Héhé !

Peut-on mener une politique de prévention avec ça ? Toujours pas.

Quelle est la faute méthodologique commune à ces trois suffisances ? La pensée juridique, celle qui est flagornée par l'expert judiciaire, est essentialiste, voire nominaliste ; qualifier ou disqualifier quelqu'un lui suffit : sujet + verbe d'état + attribut. C'est ainsi que l'expert judiciaire flagorne l'infirmité logique standardisée du magistrat qui le mande, en lui fournissant des étiquettes toutes posées sur le front des justiciables. Or il est impossible de faire du travail de santé mentale, et a fortiori de prévention, avec de l'essentialisme. Ça ne marche pas ; l'essentialisme a tout faux. De même, la propagande sexiste misandre à laquelle vous avez souscrit lors de vos promesses électorales, est essentialiste, et est une source inépuisable de fautes professionnelles lourdes : selon elle, tout mâle est par essence violent, toute femme est par essence victime, ... et tout magistrat qui ose leur résister est par essence un membre d'un réseau pédophile, etc. etc. 

Les pasteuriens ont remporté les premières grandes batailles de la médecine contre les grandes maladies, parce qu'ils avaient enfin une idée de l'agent pathogène : un microbe. Et enfin un outil : étudier la biologie de l'invasion d'un organisme par un microbe, et la biologie de la résistance à cet agent, d'où les premiers vaccins. Et les hygiénistes et épidémiologistes ont pu suivre avec succès, notamment dans les colonies. Tant que la psychiatrie refuse de rechercher des informations documentées et d'avoir des idées claires (développementales et relationnelles) sur les agents infectieux, par exemple ces parents qui rackettent leurs propres enfants au profit de leur narcissisme à eux qu'ils ont, et sur les processus pathogènes ou de redéveloppement, elle demeure infoutue de piloter une prévention. Ce n'était pas que ce fut difficile, mais ce n'était pas une priorité institutionnelle.

Alors quel est le cahier des charges ?

Lister les compétences qui doivent être atteintes, à quel âge, jusqu'aux compétences spécifiques de la vieillesse. Lister les transitions entre les âges de la vie, qui posent les problèmes majeurs. Lister les compétences parentales et leurs transformations, qui permettent à leurs enfants de franchir à leur tour avec succès ces âges de la vie. Avoir en mains les techniques qui remettent en état les individus pour ces transitions de leurs âges. Quel est le fait basique qui traverse tout cela ? Les obligations et les loyautés entre les générations, entre les conjoints. La seule appétence sexuelle peut fonder une grossesse, mais ce sont les loyautés qui fondent une famille. Seules les loyautés bidirectionnelles, notamment entre générations, donnent aux individus la base sûre pour prendre les risques d'évoluer autant que leur âge et les circonstances l'exigent.
Et il faut tout un village pour élever des parents. Sauf que le système marchand préfère les gens les plus isolés, les plus individualistes, les plus égoïstes et immatures possible, afin qu'ils soient sans défense devant les injonctions publicitaires. Sauf aussi que ce sont les publicitaires qui dirigent de fait les grands organes de presse. Ça arrange bien le système marchand, que les lecteurs et téléspectateurs soient des infirmes logiques, se contentant d'essentialisme, dans la plus grande sottise relationnelle. Comme ça arrange bien l'industrie pharmaceutique, que les prescripteurs médecins se contentent de prescrire des drogues psychotropes, sans prendre le temps de s'apercevoir des processus pathologiques à l'oeuvre, des processus relationnels.

Qui est déjà rompu à cela, élever des parents ? En France, une petite minorité de thérapeutes familiaux, ou systémistes. C'est une compétence qui fut inventée aux Etats Unis, et qui est bien plus développée en Italie qu'en France. Tant pis pour le cocorico : la France est retardataire. Il nous faut chercher le savoir-faire là où il est, pour la médiation familiale, et pour la thérapie des adultes sous mandat judiciaire. Pour pouvoir rendre la médiation obligatoire, il nous manque en France deux ou trois milliers de médiateurs familiaux, qui sachent respecter chaque membre d'une famille, qui respectent même les mâles. Et on n'a pas forcément sous la main les universitaires nécessaires à leur formation. On n'a pas forcément non plus les magistrats capables de tenir leur rôle de superviseur dans une équipe thérapeutique avec contrainte. Sauf une toute petite minorité de personnalités exceptionnelles, il faut les former, et les superviser, avec une éthique rigoureuse. Et cette fois avec des outils méthodologiquement corrects et efficaces, en prise sur les dialectiques relationnelles sur lesquelles intervenir.

A l'heure actuelle, nous constatons au quotidien que les professionnels qui oeuvrent autour de la famille, surtout autour des tribunaux, n'ont aucune déontologie. Par tradition de caste d'une part, par calcul de maximisation des profits d'autre part, ils privilégient les calculs les plus pervers et les plus fourbes. Il ne faut pas s'ébahir du résultat... Dissimulation de jugements, escamotages de pièces nécessaires à la cause de leur client. Tout leur est bon du moment que ça maximise le gain et/ou la puissance de leur réseau d'influences. Le monde juridique, notamment le monopole d'avocats, est le pire qui soit pour s'occuper de familles et d'enfants.
C'est bien pourquoi nous avions rédigé et publié un projet de Code de déontologie pour la famille. Il est lisible aux adresses :
http://www.unaf.fr/forums/viewtopic.php?t=59 ou
http://deonto-famille.info/index.php?topic=7.0 ou
http://debats.caton-censeur.org/index.php?option=com_content&task=view&id=19&Itemid=9

Avec ces compétences là, et la prévention qui en découle, oui, on peut diminuer la violence dans les familles et autour des familles. Mais certainement pas avec les avocates du lobby misandre à qui on a prêté l'oreille jusqu'à présent. Tout ce qu'elles savent faire, c'est désigner des boucs émissaires. Exactement comme lors de l'occupation nazie de Paris, sitôt finie la frénésie du pillage individuel, un des premiers gestes culturels de l'occupant fut de faire projeter "Le juif Süss" dans les cinémas parisiens : la calomnie industrialisée qui justifie d'avance les exactions et les meurtres.

Une politique de prévention, c'est possible, mais justement pas avec les groupes de pression actuellement dominants dans les allées du pouvoir, qui déshonorent les ideaux républicains, et qui bafouent les principes de la République. Une politique de prévention, c'est possible, mais il faut changer judicieusement d'alliés, en choisir qui veulent servir le bien public, et non se servir de la puissance publique, quitter les idées toutes faites, adopter une démarche éthique, scientifique et managériale, à l'opposé des slogans électoraux vite faits mal faits. 

 

 

Nos questions au candidat :

Que comptez-vous faire pour instituer la parité en affaires familiales, un magistrat homme et une magistrate femme pour chaque audience ?

Que comptez-vous faire pour instituer enfin des statistiques détaillées par magistrat ?

Que comptez-vous faire pour plafonner par la loi les honoraires d'avocat pour toute procédure de divorce ou séparation ?

Que comptez-vous faire pour barêmer strictement par la loi, et en fonction des revenus réels, les pensions alimentaires dues au titre des enfants par le parent qui n'en a pas la résidence principale ?

Que comptez-vous faire pour instituer l'obligation de contrôle psychiatrique périodique pour tout magistrat, tout avocat et tout expert traitant d'enfants et d'affaires familiales ?

Que comptez-vous faire pour instituer un permis à point pour les avocats et les magistrats, et son épuisement en points par fautes professionnelles répétées, leur retirant le droit à s'occuper d'affaires familiales, et selon quel calendrier ?

Que comptez-vous faire pour mettre fin au huis-clos, qui couvre toutes les dérives, tous les viols du principe du contradictoire, et mettre en place l'enregistrement vidéo des audiences ?

Que comptez-vous faire pour mettre en place des commissions paritaires aptes à examiner les plaintes, ces vidéos et les pièces à bref délai, et à sanctionner les contre-vérités prouvées et les violations du principe du contradictoire ?

Que comptez-vous faire pour que les plaintes envers les félonies et malversations d'avocats échappent à la protection corporatiste, et aboutissent à des résultats ?

Que comptez-vous faire pour briser le monopole du système judiciaire et de ses quarante six  mille avocats ? Pour permettre à un accord par médiateur de court-circuiter le système judiciaire ?

Que comptez-vous faire pour instituer une médiation obligatoire, par des psychologues rompus au travail avec les familles ? Avec une éthique de professions de santé, de maxime gagnant-gagnant, au contraire du "Pile je gagne, face tu perds" des juristes.

Que comptez-vous faire pour mettre en place une politique de prévention en matière de santé mentale, pour tout couple, surtout ayant des enfants, avec contrôle psychiatrique périodique, immédiatement renforcé en cas de procédure de divorce avec enfants ?




Signataires :

Michel Herman, journaliste.
Jacques Lavau, ingénieur de recherches retraité, licencié en psychologie.

 

Commentaires   

 
0 #1 Royal contre Bernard Hanse.admin 22-09-2008 10:33
Autre pièce au dossier du sexisme anti-mâles de cette femme politique :
http://bernardhanse.canalblog.com/

J'avais déjà exprimé ma "joie" au soir du premier tour, de ne plus avoir
le choix qu'entre deux avocats :
http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php?topic=348.0

L'Honorable Monopole tient par dessus tout à son privilège de Libre
Fraude, qui à ses yeux n'est pas négociable. 65 % des français n'ont
aucun accès la justice, ne peuvent pas faire valoir leurs droits :
inaccessible, trop cher, voire trop corrompu.

Ne plus avoir le choix qu'entre deux avocats ! ...

Qu'en pensaient-ils à Québec en 1792 ?
http://deonto-famille.info/index.php?topic=71.0
 
 
0 #2 Autre source : Royal contre Bernard Hansadmin 22-09-2008 12:59
Autre source : Royal contre Bernard Hanse.
http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html
Citation :
Montmirail : Quand Ségolène Royal dérape...

L’affaire Montmirail reflète bien les obsessions de Ségolène Royal. Qu’est-ce qui motive chez elle un tel acharnement dans les affaires de mœurs et un tel mépris de la présomption d’innocence chaque fois que le mot « pédophilie » est prononcé ? Au lendemain de l'affaire Outreau, un sujet tout à fait d'actualité...( et une circulaire Royal toujours en vigueur) - La lettre incroyable de Ségolène en lien dans l'article ! (voir 1 et 2 )

"L'affaire n'est pas finie... L'enfant s'est peut être rétracté sous la pression des adultes, sous le poids d'un suicide..."

Ségolène Royal, le 9 juillet 1997

- D’une simple phrase, Ségolène Royal salissait ainsi la mémoire d’un homme, celle de Bernard Hanse, un mois même après son suicide. La famille Hanse ne se remettra jamais de cette phrase officielle. Bernard, professeur d'EPS, n'avait pas supporté les accusations de pédophilie qui pesaient sur lui. Le 10 juin 1997, il se tirait une balle dans la tête.

- L'élève ne tarde pas à se rétracter. La justice reconnaîtra le mensonge de l’élève et l’innocence du professeur.

- Mais qu’importe la décision de la Justice pour Ségolène Royal, alors ministre déléguée de l’Enseignement scolaire. Pour elle, la parole de l’enfant est sacrée. Elle ne lâche pas prise et écrit à la famille une lettre glaciale, accusatrice et indécente, sans un mot de compassion pour elle.

- Alain, le frère de Bernard Hanse nous a contactés. Il souhaite témoigner. Prenant l'ancienne ministre au mot : l"affaire n'est pas finie". Depuis, il se bat contre la circulaire Royal. Un texte arrivé un mois après l'affaire Montmirail, comme pour donner raison à l'Education nationale.

Entretien avec Alain Hanse



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- Pourriez-vous, en quelques mots, nous rappeler l’histoire ?

A la fin d’un cours d’EPS, un enfant turbulent, redoublant de 6ème, chahute dans le vestiaire, frappant des radiateurs pour faire du bruit. Mon frère intervient alors et met l’enfant manu militari en cours de récréation pour faire cesser le chahut. Le cours était terminé et l’élève n’avait plus rien à faire dans le vestiaire. Vexé, de retour chez lui, l’élève invente une histoire : il se dit victime d’attouchements de la part du prof de gym.
A l’époque, Ségolène Royal claironnait partout dans les médias la sacralité de la parole de l’enfant : " Eradiquons la pédophilie de l'Education nationale" disait-elle aussi, tout en truquant grossièrement les statistiques (1).

Chronologiqueme nt, l’affaire a suivi ce battage médiatique de S. Royal, lors de son arrivée en juin 97 au ministère. Tout s’est alors emballé. Les parents de l’élève se sont plaints cinq jours plus tard. Mon frère a aussitôt demandé une confrontation avec les parents pour démystifier les accusations. La réunion était fixée au 10 juin mais les parents n’ont pu se déplacer. A défaut de confrontation, le principal a alors saisi la Justice.
L'élève consigne alors les accusations dans le bureau du principal qui seront faxées par celui-ci au Procureur. Mon frère comprend alors qu’il est socialement mort. Quatre heures plus tard, il s'achète un pistolet, laisse une lettre d'adieu et se tire une balle dans la tête en projetant sa voiture contre un arbre.
- Puis c'est la rétractation de l'enfant et sa mise en examen...

Oui, le 8 juillet 97, le Procureur de la République, suite aux auditions des témoins, aux investigations menées et aux mensonges en cascade de l’élève, met le mineur en examen pour dénonciation calomnieuse.
Pour nous , la famille, ses deux filles Céline et Julie, c'était un petit soulagement. Tous les médias s’étaient déplacés et parlaient de la " nouvelle affaire de pédophile dans la Marne ». Le Procureur, clairvoyant, avait tout de suite voulu faire taire les rumeurs, évitant l’amalgame avec des affaires réelles de pédophilie.
- C’est dans ce contexte qu’est intervenue Ségolène Royal ?

Oui, de la pire manière, le lendemain même. Outrepassant une élémentaire obligation de réserve et de pudeur dans une affaire dont elle n'était d’ailleurs ni le procureur ni l'avocate de l'enfant, S. Royal déclare à l’antenne et à une heure de grande écoute : "l'affaire n'est pas finie" et précise que "l'enfant s'est peut-être rétracté sous la pression des adultes, sous le poids d'un suicide, les reproches d'avoir parlé..."
Nous venions de perdre notre frère dans des conditions atroces. C'était pour nous un second coup de couteau dans le cœur ! Nous étions stupéfaits. Sans rien connaître du dossier, Ségolène Royal relançait la machine à rumeurs, incitant presque l’élève à revenir sur sa décision de dire la vérité.

- Comment avez-vous alors réagi ?

Nous avons adressé le 17 juillet 97 au ministre Royal une lettre ouverte où nous lui demandions de ne plus intervenir dans une affaire aussi délicate et dans laquelle elle ignorait tout.

En réponse, S. Royal nous envoie alors une lettre incroyable, un véritable tissu de mensonges, salissant encore la mémoire de notre frère. Elle y disait notamment que de nombreux autres enfants avaient dû subir les attouchements de notre frère, que d'autres parents se plaignaient de lui, que le frère lui même de l'accusateur en d'autre temps avait eu à subir ses attouchements. Des propos déments, hallucinants. D'ailleurs tous rejetés par l’instruction. Interrogé, le frère en question a dit n’avoir jamais subi un quelconque geste déplacé, si ce n’est un coup de pied aux fesses "mérité" avait-il reconnu dans le dossier d’instruction. Royal tentait de relayer les ragots colportés par la famille accusatrice qui essayait d 'inciter le grand frère à témoigner aussi contre Bernard. Lorsqu’un ministre participe ainsi à la curée contre une famille en deuil, je crois que l'abjecte est un qualificatif bien faible. [Voir la lettre de Ségolène Royal 1ère page, 2ème page]

- Quel regard portez vous sur la circulaire Alègre/Royal sur les violences sexuelles arrivée juste après l'affaire Montmirail ?

Cette circulaire a surtout blindé l'administratio n a posteriori dans le procès qui a suivi. Dès le départ nous avions dénoncé les disfonctionneme nts de l'administratio n que nous nous réservions le droit par la suite d'attaquer. Nous avions démontré à l’époque que la circulaire en vigueur dite "Bayrou" n’avait pas été respectée. Celle-ci ne prévoyait en effet de saisir la Justice qu’en cas de maltraitance manifeste. En revanche, s’il y avait des doutes, une enquête préalable était nécessaire (infirmière, assistante sociale, inspecteur…).

Dans l'affaire, il n'y a pas eu de maltraitance : tous les témoins ont confirmé que l'élève avait été sorti sans violence. Les confidences de l’élève réputé fabulateur ont été directement faxées au Procureur sans la moindre enquête préalable ! Il n'y a pas eu non plus confrontation.

Curieusement, la circulaire Royal est sortie un mois après l’affaire (4 septembre 1997). Elle reprenait d’ailleurs point par point ce qu’il s’était passé à Montmirail. Elle précise ainsi :" dès qu'un élève a confié à un membre de l'Education nationale des faits dont il affirme avoir été victime, il appartient à ce fonctionnaire d'aviser immédiatement et directement le procureur de la République, sous la forme écrite et transmise, si besoin est, par télécopie". Elle préconise aussi une suspension de l'enseignant pour préserver l'enquête (je dirais surtout bien alimenter la rumeur). Pensant que la circulaire était dangereuse dans son application, nous avions alerté les syndicats enseignants, en vain. Nous avions aussi et sans résultat également combattu la circulaire en Conseil d’Etat. Le balancier n’était pas alors en notre faveur. Au regard des errements actuels de la Justice, le regard va peut être changer aujourd'hui.
C'est bien Ségolène Royal qui a initié cette chasse aux sorcières aveugle.

- Ségolène Royal vous a-t-elle contacté personnellement , vous ou l’un des membres de votre famille, autrement que par courrier ?

Nous avions sollicité d’elle un rendez-vous en septembre 97. Nous souhaitions lui expliquer par les lettres des enfants effondrés et les nombreux témoignages d'anciens élèves et professeurs qui était réellement Bernard Hanse, ce fonctionnaire dont elle avait la charge. Ce rendez vous nous a été accordé au siège du ministère de L'Education nationale.

En arrivant, nous avons d’abord été prévenu que Mme Royal ne nous recevrait pas car des journalistes de France 3 - prévenus on ne sait comment - étaient sur le trottoir devant le siège du ministère. Cela indisposait notre ministre.

Nous avons alors été reçus par M. Hayat, son chef de cabinet et (ancien juge). Celui-ci nous a clairement fait comprendre qu’entre un enfant victime et un adulte accusé même à tort il n'y avait pas photo. Et si 1 enfant peut être préservé au prix de 9 enseignants accusés à tort, l'objectif est rempli ! Une bien étrange conception de la Justice que celle qui place la parole de l'enfant au dessus de la présomption d'innocence ! Il nous a ensuite tenu des propos délirants sur la pédophilie.

- Lorsque la reconnaissance par la justice de l’innocence de votre frère a été établie, Ségolène Royal a-t-elle reconnu s'être trompée ?

Jamais. Nous avions tenu à lui envoyer une lettre, lui expliquant que l’affaire était finie et lui rappelant aussi ses propos : "l'affaire n'est pas finie". Nous n'avons eu aucune réponse !

- Pour vous Ségolène Royal a menti à plusieurs reprises. Quels ont été ces mensonges ?

Elle a dérapé plusieurs fois et de façon scandaleuse. Elle a mis d’abord en doute
publiquement et par voie de presse la justesse de la mise en examen du mineur pour dénonciation calomnieuse. Second dérapage : elle nous rapporte, un mois après le suicide de notre frère que celui-ci avait eu des attouchements sur le grand frère et de nombreux autres enfants. Autant d’accusations démontrées fausses et calomnieuses par l' instruction. S. Royal ment encore dans l’Evénement du Jeudi, disant n'avoir jamais reçu notre première lettre du 18 juin 97 refaxée le 19 (aux deux ministres Alègre et Royal). L’EDJ citait les accusés réception donnant tort à Ségolène Royal. (voir article de l'EDJ)

Ce sujet est toujours très douloureux à évoquer pour notre famille. Suite à une question orale à l'Assemblée, le ministre délégué aux affaires scolaires Xavier Darcos réhabilite officiellement Bernard (4 mars 2003). S. Royal l'instigatrice de cette chasse aux sorcières a tenté jusqu'au bout de faire basculer l’histoire dans une affaire de pédophilie. Nous nous sommes défendus avec acharnement et avons eu la chance d'avoir un Procureur à la hauteur. Dans cette chasse aux sorcières aveugle, la raison l'a finalement emporté, contrairement à l'affaire Outreau...
______________________________________________________________________
(1) Les chiffres de S. Royal. En préambule de sa circulaire S. Royal affirme que l'agresseur sexuel est « dans 10% des cas, une personne ayant autorité sur le mineur, tel qu'un enseignant ou un éducateur ».

Le chiffre est totalement faux et exagéré. Les observations de l'ODAS (Observatoire national de l’action sociale, à Paris) montraient en effet que, sur 65.000 enfants en danger en France au cours de l'année 1995, les auteurs de sévices (violences physiques, abus sexuels, négligences lourdes et cruauté mentale) étaient essentiellement de la proche famille (ODAS, 1996,2001). Les professionnels, eux (Enseignant, magistrat, médecin, psychologue… ne représentaient que 2,58% de l’ensemble.

Pièces 1 et 2 :
http://img97.imageshack.us/img97/1250/lettre17juillet97desegoleneroy.gif
http://img97.imageshack.us/img97/8537/lettre17juillet97desegoleneroy1.gif
 
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