5/5 Exploitation de la guerre de suprématie. Les marionnettistes.

5/5 Exploitation de la guerre de suprématie. Les marionnettistes.



Voici une soixantaine d’années, le somptueux documentaire « Désert vivant » détailla le parasitisme d’une guêpe noire sur la mygale. Une fois envenimée par la guêpe, la mygale demeure paralysée. La guêpe la pousse alors dans un petit terrier, et pond son œuf dedans. L’asticot se nourrira de la mygale, qui est encore juste assez vivante pour maintenir son système immunitaire, et ne pas pourrir.

Envenimé et paralysé par ses parasites, tel est à présent le peuple français, avec tant d’autres, dont le peuple états-unien. En revanche, la structure du parasitisme dans les sociétés des pays surenveloppés du 21e siècle est autrement plus complexe qu’une seule femelle de guêpe noire.

Quelles sont les vices les plus favorables pour que vous soyez recruté, dressé, manipulé et subventionné pour les guerres civiles et guerres de religions contre vos concitoyens afin de ruiner votre pays ? Goscinny et Uderzo vous ont croqué sous les traits d’Aplusbegalix et de Tullius Detritus.

La bêtise est le requis qui n’est jamais mentionné, d’abord parce que ce n’est pas un critère de recrutement facile à manier, toutefois les super-parasites, marionnettistes ont repéré des proxys plus pratiques. La misanthropie par exemple : vous devez avoir des blessures narcissiques béantes, avoir la passion de tabasser des boucs émissaires, avoir été élevé(e) dans le déni d’autrui et le dénigrement d’autrui, être déjà engagé dans une crise despotique dévorante qui pourra provisoirement prendre la forme du fanatisme, vous raisonnez par insultes. Idéalement, vous êtes paranoïaque, ou pervers histrionique, mais à défaut des pervers narcissiques sont exploitables aussi. Et tous les intergrades entre ces psychopathologies. Vous fournissez la pathologie de base, les marionnettistes vous fournissent les symptômes qui leur sont les plus favorables et qu’ils récompenseront, habillés en religion ou d’un déguisement victimaire, et vous n’y avez vu que du feu. On reconnaîtra aisément ces vices dans le petit échantillonnage de fanatiques que nous allons détailler selon leurs guerres civiles préférées.

Les marionnettistes déjà identifiés.

Un père de famille mentionne son accablement devant l'iniquité systématique des jugements de cour :
http://www.sospapa.net/forum/viewtopic.php?f=22&t=13230Lien mort depuis, site disparu.

C'est que pour le/la JAF(e), il a commis un crime inexpiable : il est né mâle. Voilà pourquoi ils/elles le lui font payer aussi cher que possible.

Regardez de quoi il est accusé par les services ministériels de Nadine Morano :
http://debats.aristeides.info/index.php?option=com_content&view=article&id=101:la-propagande-fminazie-au-gouvernement&catid=43:financement-du-fminazisme&Itemid=57

Pendant des années, je m'étais demandé en vain pourquoi une ONG comme Amnesty International se conduit en soutien de la guerre sexiste de misandrie, propagandant tout ce qu'ils peuvent contre "la violence conjugale", à condition toutefois d'en accuser les mâles et d'en innocenter les femelles. Remarquez, quand il s'agit de violence conjugale entre lesbiennes, il leur faut ruser davantage pour ne pas pulvériser leur échafaudage de décors en toc :
http://debats.caton-censeur.org/index.php/tous-les-articles-mainmenu-9/fminazies-mainmenu-57/43-financement-du-fminazisme/56-lesbienne-requise-pour-le-poste

Fin du mystère, regardez qui finance Amnesty International : György Soros lui-même.
http://lesmoutonsenrages.fr/2014/09/16/video-georges-soros-reconnait-son-implication-dans-le-maidan-ukrainien/


Les vantardises de Nicholas Rockefeller et son mimétisme demandaient une confirmation indépendante, qui est arrivée quand Gloria Steinem a révélé avoir été financée par la C.I.A. et par la dynastie Rockefeller. Leur première cible à abattre était le mouvement noir des droits civiques, et ils ont subventionné des féministes telle que Michele Wallace pour obtenir cette zizanie entre noirs :

À la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, les leaders afro-américains s’inquiétaient de la multiplication de cas où des agents gouvernementaux se faisant passer pour des féministes noires infiltraient leurs groupes communautaires dans le but d’attirer leurs membres féminins vers des organisations concurrentes. Ils faisaient remonterce phénomène à 1978, lorsque Steinem mit le livre Black Macho and the Myth of the Superwoman en couverture de Ms. Magazine.

Ce livre avait été prétendument écrit par une « féministe » et « activiste » noire du nom de Michele Wallace. Wallace, âgée d’une vingtaine d’années, et qui comme Steinem est sortie de nulle part (elle faisait des recherches pour la section littéraire de Newsweek), a soudain été désignée comme le « leader » du féminisme noir. Dans le livre, Wallace qualifie des abolitionnistes telles que Harriet Tubman et Sojourner Truth de « moches » et de « stupides » pour avoir avoir soutenu des hommes noirs. Elle traitait les révolutionnaires noirs de « porcs machos et chauvins » et conseillait aux femmes noires de « faire ça toutes seules ».


Gloria Steinem et Michele Wallace

Gloria Steinem soutenait que le livre de Wallace allait « définir le futur des relations entre les noirs » et elle fit tout son possible pour s’assurer que le livre reçoive une publicité massive. Les efforts de Gloria Steinem entraînèrent la parution d’un flot de livres et de films sur le thème de la détestation des hommes noirs, qui se poursuit jusqu’à nos jours.





Activer la guerre sexiste dans chaque famille, dans chaque couple, nous faire plonger la Libye dans le chaos, activer la guerre en Syrie au profit d'israël, déclencher puis activer la guerre civile en Ukraïne, installer un corrompu à leur botte à la tête du Brésil, exciter tous les media européens pour précipiter l'Europe dans la guerre contre la Russie, obliger les gouvernements d'Europe (France incluse) à faire les choix énergétiques les plus ruineux et les plus absurdes possibles (dans le tyle de la triomphale « route solaire » de la péronnelle du Poitou), faire croire tous les ignorants à une "acidification des océans" et à un "Réchauffement Climatique Anthropique", miraculeusement médiés par le méchant dioxyde de carbone... Une seule et même oligarchie commande tout cela, toute cette intox, tous ces partis de l'étranger.

Comment ils ont planté des pantins à eux au sommet de toute la presse, bon on sait, une vantardise de maître Eric Turcon à son client Alfred Sirven nous a révélé le mode opératoire. Pour d'autres pantins (Météo France, l'OMM, l’Élysée...), le mode opératoire de la manipulation et de la corruption nous est encore opaque, mais on voit bien le résultat.

Une autre paranoïaque institutionnalisée : Naomi Oreskes.

Voyons le cas de Naomi Oreskes, si volontiers brandie par les militants carbocentristes. Elle accuse tous les incroyants d’être « des égos surdéveloppés ». Remarquez, quand j’étais minot en culottes courtes, la secte localement hégémonique, les cathos, taxait tous ceux qui osaient réfléchir par eux-mêmes, de « péché d’orgueil ». En tout cas, ce genre d’accusations suffit à la faire révérer par les militants carbocentristes comme une sainte psychopathologiste de grande autorité.

Par exemple par Marc Dubois, dit "Mad" qui mène une guerre de religion et une guerre privée depuis 2009 contre l'incroyance :

http://deonto-ethics.org/impostures/index.php?topic=193.msg544#msg544

Toujours par Marc Dubois :

Citation

J'incite vivement les personnes intéressées par les méthodes de désinformation utilisées par l'industrie (méthodes qui ne fonctionnent pas trop mal apparemment) à lire "Merchants of Doubt: How a Handful of Scientists Obscured the Truth on Issues from Tobacco Smoke to Global Warming" (traduit en français sous le titre "Les marchands de doute") de Naomi Oreskes & Erik M. Conway.

Naomi Oreskes :

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/files/oreskes.%20La%20recherche.pdf

Citation

« Des chercheurs touchent beaucoup d'argent pour attaquer la science »

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/29/des-chercheurs-touchent-beaucoup-d-argent-pour-attaquer-la-science_1677518_3244.html



Le livre de Erik Conway, Naomi Oreskes, « Merchants of Doubt: How a Handful of Scientists Obscured the Truth on Issues from Tobacco Smoke to Global Warming », Bloomsbury Press, 2010, ISBN 978-1-59691-610-4,

http://www.bloomsburypress.com/books/catalog/merchants_of_doubt_hc_104

http://books.google.com/books?id=9rD7QQAACAAJ

http://en.wikipedia.org/wiki/Merchants_of_Doubt ,

que je mentionnais dans news:i2poj5$hon$Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ,

publiée en français :

Erik Conway, Naomi Oreskes, « Les marchands de doute Ou comment une poignée de scientifiques ont masqué la vérité sur des enjeux de société tels que le tabagisme et le réchauffement climatique », éditions Le Pommier, 2012, ISBN 978-2-7465-0567-4,

http://www.editions-lepommier.fr/ouvrage.asp?IDLivre=509 .

Les affirmations de Naomi Oreskes aussi sentent la fraude à plein nez, sous couverture universitaire de "politically correct". Mais il nous manque encore l'enquête sur ses méthodes, depuis longtemps nauséabondes.



Ça se présente comme "historienne", mais son étude de l'histoire des climats semble bien se borner à savoir l’existence de l’ouragan Katrina en 2005.

Quant à ses accusations - dont attend en vain qu'elle prouve les faits allégués - les Témoins de Jéhovah font aussi bien qu'elle :

"Tous les témoins gênants sont des malades mentaux !" selon la WatchTower de juillet 2011.

http://www.telegraph.co.uk/news/religion/8791196/Police-inquiry-over-Jehovahs-Witness-magazine-mentally-diseased-article.html

Eux aussi sont coutumiers de la prédiction de fins du monde imminentes, qui n'arrivent jamais…



Fait remarquable, Naomi Oreskes n'est appelée au secours que par de fanatiques militants carbocentristes, "Mad" bien sûr, et par le Ruisseau à Bard et Delaygue, http://leruisseau.iguane.org/spip.php?article1289 par Stéphane Foucart. Tiens tiens, encore Stéphane Foucart...



Historienne, se dit-elle ? Où sont ses travaux sur les histoires des climats ? Que sait-elle au juste hormis l'ouragan Katrina de 2005 ?



Historienne des sciences, se dit-elle ? Alors que sait-elle de l'histoire des erreurs précédentes, et des processus de corrections ? Là encore mystère total.

Où et quand Naomi Oreskes est-elle invoquée pour quelques travaux qui seraient d'histoire ?

Allons aux sources :

http://en.wikipedia.org/wiki/Naomi_Oreskes

http://history.ucsd.edu/people/faculty/oreskes-naomi.html

http://history.ucsd.edu/_files/N%20Oreskes%20updated%20CV%20June%202011.pdf

Depuis 2004 (probablement 2002, à l'en croire), la totalité de son oeuvre politico-universitaire est consacrée à de la militance carbocentrique.



Sa façon de frauder (Truth ! Truth ! Truth !) m'évoquait irrésistiblement d'autres fraudeuses professionnelles politico-universitaires, genre Louise Langevin qui assure avoir des raisons sérieuses de dissimuler son prétendu corpus de sa prétendue étude. Bingo ! Exactement la même façon de s'abriter sous le paranoiacally and terroristically correct à la mode :

Citation

She has also written on the under-acknowledged role of women in science, discussed in the prize-winning paper "Objectivity or heroism? On the invisibility of women in science" (OSIRIS 11 (1996): 87-113)



Noami Oreskes brandit bien haut dans son titre qu'au nom du Saint Office, elle est au service de la "Vérité" ("Truth"), contre les incroyants qu'il faut tous brûler, au nom du Saint Office. Mais où sont les études de Naomi Oreskes, en matière de physique de l'atmosphère, de physique du rayonnement, d'océanographie et oscillations océaniques, de physique du Soleil, de sédimentologie, de physique des nuages, de géochimie, d'hydrologie, de néosynthèses marines, d'érosion chimique des continents, de physiologie des sols, de physiologie végétale, de géologie, de paléogéographie, de volcanologie sous-marine, enfin tout ce qu'il faut pour être en état de distinguer "Truth" de "bluff", en matière de Pachauri-Jouzelo-religion ?

Bah non ! Sa méthode pour distinguer le vrai du faux consiste à faire des statistiques pour déterminer qui est vainqueur en nombre de publications, et qui est vaincu. Ou autrement dit : qui détient les comités de lecture, et qui en est exclu.



Parce que question scientificité de cette meute militante (et passablement paranoïaque), en voici une bien bonne : La paléogéographie revue et corrigée par Mike Horn. Voici un gourou médiatique, Mike Horn et son "perfect unspoilt world" :

http://www.youtube.com/watch?v=mY_P-HxPV8M

http://www.youtube.com/watch?v=FBJK9OWxtAA

http://www.youtube.com/watch?v=Fl1UsL9Qp0M...

Ce businessman du show biz, qui fait de la pub à l'émotion, donne aux jeunes fils et filles de grands bourgeois qui peuvent payer, l'ivresse de se croire la nouvelle élite, "consciente de l'environnement", donc élue pour exercer la dictature mondiale (inégalitaire à outrance, misanthrope et malthusienne) sous couleur du mythe carbocentrique : "Sauver la planète"...

Ce show-businessman enseigne la paléogéographie sur une base toute nouvelle : "Autrefois les continents étaient réunis en un seul continent, la Pangée, et la Terre était unie et "a perfect unspoilt world"...".



On va peut-être donner un coup de plumeau sur vos brumes paléogéographiques : la connexion de toutes les terres émergées ou presque, en une Pangée, a duré environ cent millions d'années, de la fin du Carbonifère, tout le Permien, jusque vers la fin du Trias. Ces terres enserraient un océan Paléo-Thétys, et étaient entourées d'un vaste Océan Panthalassique. Au début de la Pangée, les épisodes glaciaires Carboniféro-Permiens n'étaient pas encore terminés, et les traces de glaciations sur le pôle Sud du temps sont connues.

Liens :

http://www.scotese.com/newpage5.htm

http://www.scotese.com/newpage8.htm

Bien entendu, outre l'énorme extinction de masse permo-triasique, il y a eu nécessairement une extinction notable à la transition Carbonifère-Permien, et une à la transition Trias-Jurassique, puisque les premiers géologues et paléontologues ont commencé par distinguer les ères géologiques par les changements notables de peuplements fossilisés.

Concernant nos ancêtres directs, côté vertébrés terrestres :

Notre propre branche synapside, dont les monotrèmes et les mammifères sont les seuls descendants actuellement vivants, s'est séparée du tronc commun amniote anapside (Hylonomus Lyelli par exemple) vers 306 Ma BP, avec le fossile Archaeothyris.

La branche diapside, un peu plus tard, 302 MA, avec le Petrolacosaurus, d'où descendent tous les "reptiles" actuels, les oiseaux, et entre temps les plésiosaures, les dinosaures, les mosasaures, et tous les reptiles volants.



Les plantes à fleurs n'existaient pas : elles sont probablement apparues fin Jurassique, et se répandent rapidement au début du Crétacé. En revanche les diptères et les premiers hyménoptères apparaissent au Trias.



Dites, la référence est quand même un peu lointaine, pour trouver une Terre "unspoilt", dans l'Evangile selon Saint Mike Horn !

Mais pas grave, du moment que son business marche, tout à l'émotion et à la flatterie narcissique !



Elle est comme cela, la scientificité dans cette meute du business carbocentrique...

Ça marche aussi pour les vendeurs de mouvements perpétuels, l'allégeance aux mythes carbocentriques en vigueur chez les bobos. Ils nous vantent tous qu'ils réduisent "l'empreinte carbone".



Qui a intérêt à faire subventionner les organes de guerre civile permanente ?

 

Tullius Detritus, stratège romain, fut envoyé par Jules César pour semer la zizanie chez les gaulois qui osaient résister encore et toujours à l’envahisseur.

Zizanie ?

 

- Mais d’abord d’où parles-tu, toi l’auteur ?

- Je suis né mâle et mourrai mâle.

- Il a avoué ! A mort le misogyne !

 

- Je suis né goy et gadjo (ni juif ni rom), et mourrai gadjo et goy.

- Il a avoué ! A mort l’antisémite !

 

- Je suis né hétérosexuel et mourrai hétérosexuel.

Il a avoué ! A mort l’homophobe !

 

- A l’exception de ceux qui furent capturés en Haute Volta, puis vendus et transportés à fond de cale jusqu’en Guadeloupe, mes ancêtres étaient majoritairement européens.

- On le tient ! Il a avoué ! A mort le raciste !

 

Je ne suis pas né travailliste, je le suis devenu en réfléchissant. La réponse de mon père me parvint à la petite auberge de jeunesse de Valdresflya, isolée sur la route de montagne et noyée dans le nuage et la bruine.

Il a avoué ! A mort le coco totalitaire et poutiniste !

- Il a avoué ! A mort le traître à la classe ouvrière, le suppôt du grand capital !

 

- Je ne suis pas né instruit, je n’ai jamais cessé d’apprendre. Je suis devenu scientifique par besoin d’antidote contre le règne du mensonge.

- Il a avoué ! C’est rien qu’un scientiste borné !

- Il a avoué ! A mort le climato-sceptique, le crétin, le connard, l’abruti !

 

- Je ne suis pas né écrivain. J’ai été contraint de le devenir quand j’ai découvert que mon avocate et tout l’appareil judiciaire dans le Temple de Grande Inexactitude à Valence (TGI pour les intimes) étaient dans le camp de la criminalité organisée. Depuis j’écris contre les fraudes, les impostures, les persécutions, les crimes parfaits. Par l’ironie quand c’est nécessaire.

- Il a avoué ! A mort la punaise masculiniste, le macho-facho-dégénéré !

 

- Je ne suis sans doute pas né pacifique, mais le suis rapidement devenu. Je suis opposé à toute guerre de conquête et à toute guerre civile.

- Il a avoué ! A mort l’islamophobe !

 

J’ai deux oreilles pour entendre, et une seule bouche pour parler.

Il a avoué ! A mort l’espion, le manipulateur !

 

- Je ne suis pas né trouveur, j’ai appris le métier ; entre le compagnonnage, les lectures, le C.N.A.M. puis les travaux originaux, ça m’a pris une quinzaine d’années.

- Il a avoué ! On le tient ! A mort l’illuminé qui croit que la Terre est plate !

 

 

Ce serait une faute lourde que de ne se polariser que sur une seule des guerres civiles résumées ci-dessus, il faut regarder l’ensemble du dispositif de contrôle social pervers, remonter aux marionnettistes qui manipulent toutes les marionnettes enragées citées ci-dessus. Regarder à qui l’ensemble des crimes profitent.

Des jacqueries faciles à noyer dans le sang, il y en a eu plein par le passé, et celle de samedi 17 novembre ne fera pas mieux. Les saigneurs ont toujours de l’ordre de dix à trente coups d’avance sur les saignés.

 

Alors ? Qui a intérêt à semer un maximum de guerres civiles dans notre peuple, plus généralement dans les peuples d’Europe et d’Amérique ?

Qui détient tous les media de masse ? Les populaires comme les anti-populaires qui se proclament élitistes.

Qui détient tous les moyens bancaires ?

Qui suscite un maximum de communautarismes hostiles aux autres ?

A qui ça ne suffit toujours pas, et qui vise le pouvoir mondial total, et s’exerce en ce sens depuis au moins les années 1930 ? Depuis les années trente, la dynastie Rockefeller. Mais pour la banque Rothschild, on peut remonter au 18e siècle. Ils ont une sacrée expérience. Je renonce à compter combien ils ont de coups d’avance sur chacun de nous.

 

A ceux qui suivirent Steve Jobs dans sa nouvelle compagnie Next, des anciens avertirent : « Attention ! Vous allez entrer dans un puissant champ de déformation de la réalité extérieure ! ».

Sauf que sous les media de masse détenus par une poignée de milliardaires, le puissant champ de déformation de la réalité extérieure, vous y êtes déjà, en permanence.

 

4/5. Choisir entre la jouissance et les querelles.

4/5. Choisir entre la jouissance et les querelles.

4/5. Choisir entre la jouissance et les querelles.

Nous sommes des animaux territoriaux, mais qui sera le territoire de l’autre ?

Selon le psychologue canadien Yvon Dallaire seuls 20 % des couples parviennent à dépasser le stade de la guerre à mort pour le pouvoir, parviennent à constituer un « Nous » de couple, tenu pour prioritaire devant chaque « Moi je ! ».

Petit format hérissée de piquants, m’Amie la porque-épique me lança le reproche : « Oh toi ! Tu as des problèmes avec l’autoritarisme féminin ! ».

 

A lire : Une logique de la communicationde Janet Helmick Beavin, Paul Watzlawick, Don-D Jackson. Traduction au Seuil, 1979. Ils ont comparé les modes de communication dans plusieurs couples. Ceux qui ont de grandes difficultés relationnelles et sexuelles n’en finissent pas de batailler pour la position supérieure, en gros de chaque famille contre la belle-famille. Un couple semblait d’abord bordélique et illogique aux intervieweurs, mais allait extrêmement bien : en fait chacun prenait à tour de rôle la position basse et offrait la position haute à son conjoint. Ils plaçaient leur relation chaleureuse au dessus de chaque amour-propre.

A lui seul l’accueil à ce livre a une valeur diagnostique ; donnez le à lire à un ou une paranoïaque, et sa méfiance surgit aussitôt : « Et alors ? Tu veux obtenir quoi ? Comment veux-tu me manipuler ? ».

 

Les loups règlent la question en trois semaines : trois semaines de noces, de bagarres et de fornications, et le « nous » de couple reproducteur est scellé pour la vie. Sauf l’intermède où la louve allaite les louveteaux encore aveugles dans la tanière, et se fait nourrir par le mâle, qui dépose les proies tuées à l’orée du terrier, en un temps où la louve devenue hyper-agressive ne lui tolère aucun accès.

 

Françoise Giroud coqueriquait comme une grande victoire féministe, que les bourgeoises qu’elle fréquentait soient devenues intolérantes. L’intolérance comme vertu, il fallait oser.

La même Françoise Giroud proclama que le féminisme aurait vaincu quand on nommerait des femmes incompétentes à des postes de grande responsabilité. George Catlett Marshall (1880-1959) est salué comme le chef d’état-major (de 1939 à 1945, puis ministre de la défense) qui a sélectionné le meilleur corps d’officiers supérieurs que les U.S.A. aient eus. Il n’hésitait jamais à relever de son commandement un officier qui s’était montré inférieur à sa tâche : « Personne ne mérite d’être mal commandé, et lui-même ne mérite pas d’être maintenu devant ses carences. Par qui allons-nous le remplacer, et qu’allons-nous faire de lui ne sont que les questions suivantes ». Personne ne mérite d’être mal commandé ? Hé bien si, pour une féministe comme Françoise Giroud, tous les mâles méritent d’être mal commandés vers le désastre majeur, pourvu que ce soit par une femme - de la classe bourgeoise, cela va de soi.

Voir la triomphale « route solaire » de la pimprenelle du Poitou, la ruine aux frais des contribuables. Ou voir les brillantissimes résultats obtenus par Anne Lauvergeon, au terme de sa lutte constante contre "les mâles blancs" ; toujours aux frais du contribuable.

 

Naufrage à l’île de Pâques, par la houle déferlante mal gérée.

La vidéo encore disponible sur Youtube n’est plus complète, où Réjane commande le naufrage de La Rose à l’île de Pâques, en dominant complètement le capitaine. J’ai rassemblé les morceaux subsistants sur le forum, à l’adresse http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,2097.0.html


Les évolutions hormonales avec l’âge sont différentes dans l’espèce humaine, comparée aux autres primates. Après la ménopause, il reste encore bien des tâches sociales à accomplir pour les survivantes, y compris des tâches mémorielles et des tâches politiques. Tâches mémorielles : dans leur travail de recueil du folklore, il arrivait à Béla Bartók et Zoltán Kodály de devoir faire le siège d'une vieille qui était la seule à connaître encore telle vieille chanson, une journée entière avant qu'elle consente à partager ce dépôt mémoriel.

Il arrive que vingt-six ans après avoir été amoureuse et épanouie, la même femme est devenue un monstre de paranoïa et de malveillance, et ses lèvres se sont amincies en couperets. Le signal corporel est effrayant, il s’ajoute à la sournoiserie et la malveillance des actes.

A mesure de la déception de ne plus pouvoir diriger son monde par le seul attrait sexuel, à mesure que son immaturité est rattrapée par la sénescence, madame entame souvent sa crise de despotisme– qui souvent durera jusqu’à la mort. Or à cet âge ou peu après, commence un blanchissement différentiel de la toison, qui donne des bandes contrastées dans la chevelure et la barbe, signalant l’individu expérimenté.

 

Or l'évolution de la couleur du système pileux de la tête, avec évolution argentée par plaques, est indépendante du sexe. Hommes comme femmes se mettent à porter de longues mèches blanches qui contrastent avec la couleur sombre du restant de la toison, si seuls les mâles ont cette livrée par bandes contrastées aussi dans la barbe. Alors que chez les autres primates, il est fréquent que le marquage corporel de l'âge soit plus différencié selon le sexe. Par exemple chez les gorilles, seuls les mâles d'un certain âge prennent le dos argenté, et c'est un marqueur sexuel d'apogée de la puissance.

Donc l'évolution proprement humaine n'a pas sélectionné cette bizarrerie du pelage dans un bénéfice de sélection sexuelle, elle a fait autre chose, qui bénéficie à la peuplade dans son ensemble et pas seulement à cet individu particulier. Cette particularité ne joue aucun rôle direct non plus dans la pression de prédation : ni elle n'aide à échapper aux prédateurs, ni elle n'aide à duper les proies. Son rôle est purement politique : signaler les individus d'expérience, qui ont désormais autre chose à faire que de gouverner par le seul attrait sexuel - ce n'est plus de leur âge -, qui ont vocation à prendre un rôle politique - à condition toutefois qu'ils en aient les capacités morales et intellectuelles.

Certes, c'est un signal peu fiable, et fort imprécis : on trouve des octogénaires sans un poil blanc, et des jeunes gens de moins de trente ans, déjà entièrement blanchis. Sous des cheveux blancs, on peut trouver un cerveau fou à lier... C'est un signal imprécis, car le mécanisme de sélection est lui-même très indirect : rien pour la sélection sexuelle, ou si peu puisque cela survient après la période de fertilité, zéro pour la pression de prédation, zéro pour l'avantage alimentaire direct, juste un avantage global (prédation et alimentation) à la peuplade qui se sert intelligemment de ses vieux, et qui les respecte.

On peut envisager une hypothèse alternative : l'adulte mûr, à la toison poivre et sel, serait avantagé dans la sélection sexuelle, au moins dans une des peuplades dont nous héritons génétiquement. Il est vrai que dans la corne de l'Afrique, on trouve des sociétés où un homme de 45 ans est encore trop jeune pour avoir accumulé assez d'argent pour acheter une femme... Sauf que le caractère sexuel secondaire qui est considéré ici est sa fortune, et sa capacité à payer pour acheter la femme à sa belle-famille, dans une Afrique où la sexualité a toujours été vénale, et non la double couleur de ses cheveux. Nous ne croyons donc pas à cette hypothèse comme valide pour expliquer cette particularité du bagage génétique humain.

 

Il est logique de s'attendre à trouver d'autres marqueurs sociaux, notamment des changements dans le caractère, dans les modes relationnels. Il serait unique et aberrant que l'évolution n'ait sélectionné qu'un marqueur social corporel, sans sélectionner aussi des aptitudes spécifiques du sénior, vers des rôles sociaux et politiques de séniors. Regardons par exemple le rôle de bibliothèque vivante dévolu aux griots et aux vieillards en Afrique. Cela est en lien évident avec les nombreuses traditions culturelles de culte de la mémoire : mémoire des chants, des danses, des contes, légendes et traditions. En Mésopotamie et en Asie Mineure, la tradition orale a réussi a conserver vivant pendant six mille ans le souvenir du Déluge : ces inondations catastrophiques dues à la mousson exceptionnellement profonde et ample, consécutive à la dernière déglaciation. Puis les premiers écrits, dont la Bible est du nombre, ont pris le relais des traditions orales pour consigner ces vieux souvenirs, ou ce qu'il en restait. Voilà donc un exemple parmi d'autres, du rôle social spécifique des séniors : être dépositaires d'une mémoire, qu'ils transmettent à leur tour. On sait déjà que l'habileté des chimpanzés à utiliser des outils, se transmet de génération en génération sur au moins quatre mille ans. Notre espèce en fait bien davantage, dans la transmission de souvenirs - par exemple la transmission orale pendant six mille ans, du souvenir des moussons et inondations exceptionnelles en Mésopotamie, lors de la dernière déglaciation, ainsi que de l’invasion de l’actuelle Mer Noire par les eaux de la Méditerranée : le déluge biblique -, et avait donc largement intérêt à signaler par des marqueurs corporels visibles, l'individu plein d'expérience. Touefois ce marqueur n’a aucune fiabilité quant à l’état mental de ce sénior.

 

Mais quelles sont les pertes de toute-puissance qui déclenchent soit une dépression, soit sa réaction préventive, la crise despotique ?

- La perte de la toute-puissance sur les bébés et les enfants. Ils ont grandi, ils partent, ou sont disparus d'autre façon, épidémie ou mort violente. A moins que la violence par le moyen des enfants et de la privation d'enfants, vienne de l'ancien conjoint, dans un divorce ou une répudiation pathologique.

- La perte de l'influence par attrait sexuel. Phrase typique, prononcée, dit-on, par la mère de Winston Churchill : "Ah ! Où est-il le temps où il suffisait que j'entre dans une pièce pour que tous les regards se fixent sur moi ?". Sur fr.sci.psychologie, Isla écrivait "Je doute qu'une expérience dite amoureuse, qui ne bouleverse pas vos habitudes, vos valeurs et vos priorités, soit vraiment une expérience amoureuse". Et comment réagissons-nous, lorsque préconsciemment, nous percevons que le temps des amours faciles est révolu ? Une des pires réactions possibles est de vouloir se venger d’avoir été amoureux ou amoureuse, autrefois. Comme se venger de devoir désormais porter des lunettes-loupes pour lire, aussi il lui faut désormais un bouc émissaire pour lui taper dessus...

 

Il est connu que l'épanouissement de la paranoïa prend place vers 45 ans. Autre évolution possible : le syndrôme du « savant fou », survient lui aussi en réaction à la frustration de non accès aux pouvoirs sociaux et politiques dont l'individu trouvait qu'ils lui revenaient de droit. Dans toutes mes observations personnelles, et dans toutes celles auxquelles j'ai pu avoir accès, les symptômes de paranoïa ne surviennent qu'après explosion de la crise despotique, ou simultanément, et seulement si ce despotisme rencontre des oppositions à sa toute-puissance, et rencontre des échecs. Ces évolutions pathologiques découlent d'une fragilité narcissique primaire jamais résolue.

 

 

Parodie de qui vous savez, mais si politically, feministically and terroristically correct :

Cette image publicitaire est tellement obsolète !

 

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Cette image est scandaleuse ! Elle montre un homme bien fendu de gueule, manifestement riche en testostérone, qui ose glisser des propos tendres et érotiques à une femme elle aussi fortement endentée, et à qui cela plaît énormément. Un plaisir tellement coupable !

Montrer un couple hétérosexuel qui s’entend et qui est heureux, mais c’est un pur scandale ! Mes sœurs, militons plus férocement contre les hétérosexuelles, qui pactisent avec l’ennemi héréditaire !

 

Vers l’année 2001, le catalogue de la CAMIF s’obstinait à mettre en couverture des couples hétérosexuels, manifestement heureux d’être ensemble. Heureusement, un ou deux ans plus tard ils étaient devenus politically correct, ne montrant plus qu’une femme, triomphant seule dans sa supériorité fermée. Puis ils firent faillite.

 

La Chine est un pays gravement retardataire, puisqu’en pleine inconscience, de nos jours encore leurs commerciaux exhibent des couples hétérosexuels heureux d’être ensemble :

Voir des choses pareilles, cela donne de coupables pensées à nos jeunes filles.

 

Et le comble du comble du scandale est l’argument publicitaire de ce vendeur de hamacs :

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Mes sœurs ! Censurons la Chine et tout ce qui vient de la Chine !

 

Fin de la parodie. Disons que je parodiais le site S°S-Sexism à Michèle Dayras, vierge et martyre de son état, ou le forum des .HyènesdeGuerre au temps où Isabelle Alonso en était la reine.


En effet ces héritières sexistes de 3e ou 4e génération, collées à leurs mères, poursuivent la guerre sexiste de leur mère contre les mâles survivants. Le déni d'autrui est leur sport héréditaire. Les enfants en paient le prix, colossal. Theodore Lidz avait en 1972 étudié les familles génératrices d'enfants schizophrènes, et voilà qu'il faut refaire et compléter le tableau, à présent que les pères sont déjà éliminés quand les enfants abordent leur adolescence. Nos enfants modernes n'ont déjà plus de famille, ils n'ont plus qu'une matriarque collée à la matriarque de la génération précédente.

 

Dans la cinquième partie, nous verrons à qui le crime profite, qui sont les marionnettistes de ces naufrages à l'échelle de la nation.

 

 

 

5. Exploitation de la guerre de suprématie. Les marionnettistes.

György Soros, Rockefeller, C.I.A.... de si honnêtes philanthropes !

 

A suivre.

2/5 Le Grand Livre des loyautés dues au long de la vie et des générations. Le devoir de fiabilité.

2/5 Le Grand Livre des loyautés dues au long de la vie et des générations. Le devoir de fiabilité.

Un exemple clinique :

Âgée de 48 ans, une mère de plusieurs enfants « borderline » (états-limites, en frontière de la psychose), répétait sans fin les sentiments les plus haineux envers son mari de 72 ans, un mari parentifié. Au cours d’une session, elle attaqua ouvertement cet homme grave et doux, de vœux de mort, affirmant que le jour de sa mort, elle mettrait une robe rouge et rirait. Quelques jours plus tard, cet homme fut hospitalisé sur un accident vasculaire cérébral, et mourut en dix jours. Son épouse se montra en rires, portant une robe rouge. Ensuite elle sombra dans une dépression psychotique qui dura plusieurs mois.

 

L’arrière-plan de ce grotesque vœu de mort de style vaudou était pertinent pour notre concept de la comptabilité transgénérationnelle de parentification. L’épouse avait grandi en étant grossièrement rejetée et négligée par ses parents. A l’âge de vingt ans elle épousa un homme de quarante-quatre ans. Il est visible qu’elle en fit l’usage d’un second père ; elle lui en fit payer le prix en le repoussant de plus en plus pour toutes ses demandes sexuelles. En même temps, ce mari devenait la cible de substitution du ressentiment contre ses parents négligents, voire indignes.

 

Fin de citation, extraite de la page 164 de Invisible Loyalties, de Ivan Böszörmenyi-Nagy et Geraldine M. Spark (Brunner/Mazel, Publishers. New-York).

Ce qu’a découvert Ivan Böszörmenyi-Nagy, et qui a été réexpliqué en français par Pierre Michard, est qu’une autre particularité neurologique et morale est unique à notre espèce : le Grand Livre des loyautés dues.

Bien que la découverte fut faite dans le métier de la thérapie familiale, et y conserve le plus gros de ses applications, le milieu militaire est riche en exemples de la demande en loyautés, et des vives réactions affectives quand un chef se révèle déloyal, voire félon.

J’invite à voir ou revoir Le Crabe Tambour, film de Pierre Schoendoerffer (1977), d’après son roman. Un des principaux mobiles des personnages de Schoendoerffer est la loyauté : les demandes en loyauté, le respect de la parole donnée, le respect des loyautés dues.

Thème déjà abordé avec les survivants irradiés du tir nucléaire Béryl du 1er mai 1962 :

http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,316.0.html

"La mouette", blogueur du Monde, a résumé ce film bien mieux que je ne pourrais le faire, d'autant que je suis entré dedans après le début :

http://lamouette.blog.lemonde.fr/2007/03/17/le-prix-de-la-course-a-la-bombe-nucleaire-francaise/

Vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/x19mhz_nucleaire-francais-en-algerie

Ma réflexion personnelle sur ce téléfilm porte sur un autre point : l'attitude générale du lieutenant oublié sur site avec ses hommes, dans la panique devant l'arrivée du nuage radioactiif, on a oublié de lui transmettre l'ordre de repli.

Par de nombreux points, et par ses paroles coléreuses envers ses supérieurs, comme dans le soin qu'il prenait de ses hommes et des Sahraoui du Djebel, ce jeune homme montrait à tout instant une forte demande en loyautés, et une démonstration de ce que loyauté veut dire.

Il se trouve que ce n'est pas anecdotique, mais que c'est extrêmement fréquent dans les motivations de militaires. Le danger partagé appelle des solidarités très fiables.

A signaler aussi la détresse et la plongée du légionnaire polonais, qui a eu le malheur d’être photographié au Mali par un journaliste, avec sur le nez un foulard de mauvais goût tandis qu’un hélicoptère soulevait un nuage de poussière, et qui a été ignominieusement sanctionné pour cela directement par le ministère. Alors qu’une question si minime n’aurait jamais dû dépasser le rang hiérarchique du capitaine. Déloyauté aussi du ministère envers la hiérarchie, qu’il n’aurait jamais dû court-circuiter. Il est inadmissible d'avoir commandé un conseil de discipline pour un foulard. La mission première d'un légionnaire de cavalerie est de faire la guerre ou de la parer, pas de se déguiser dans les formes prescrites – quoiqu’inconnues sur le terrain. Vu les risques pris, l'engagement affectif d'un légionnaire polonais envers sa compagnie ne peuvent être que du domaine du déraisonnable et de l'excessif, excessivement transférentiel notamment, et la décompensation brutale du légionnaire condamné en pleine injustice est à la même démesure, amplement prévisible. Le commandement s'est conduit en irresponsables, en nom collectif, envers un déraciné vulnérable.

Voir également le désarroi et la colère des militaires engagés dans des guerres coloniales politiquement et militairement intenables, qui se sont estimés trahis par un pouvoir politique incapable de les prévenir clairement et à l'avance du sort de la guerre qu'il leur a fait livrer.

Didier Anzieu avait bien conté le désarroi agressif voire paranoïaque d’officiers factieux, d’obédience OAS, que son équipe a eu la mission floue et hasardée de remettre au net avec eux-mêmes, et avec l’armée, avant d'éventuelles affectations en Allemagne. Les psychologues furent d’abord considérés comme des barbouzes, leur assassinat fut envisagé, et l’un des officiers s’absenta pour aller à Paris enquêter sur les antécédents et le statut de ces psychologues qui les inquiétaient tant. La situation ne se démêla qu’à la dernière demi-journée, les officiers déballèrent ouvertement leurs rancœurs, et tous surent prendre la décision la plus mature, vers l’unité de l’armée.

Les plaisanciers qui ont suivi les premières courses océaniques en solitaire se souviennent qu’en 1968, le premier français à l’arrivée fut Bertrand de Castelbajac, ancien capitaine de la Légion. Toutefois son sloup Maxine battait pavillon panaméen, excédé qu’était Castelbajac de « devoir amener son pavillon français chaque fois qu’il avait à le défendre ». Rancœur qu’il a publiée en 1963 sous le titre L’officier perdu.

 

Voilà donc de nouvelles confirmations du point crucial mis au jour par Yvan Böszörmenyi-Nagy : dans l'espèce humaine, on est équipés pour tenir à jour un grand livre des loyautés dues, notamment transgénérationnelles. Le psychothérapeute peut agir efficacement dans la mesure où il prouve être plus fiable et plus loyal que tout ce qu'on a rencontré auparavant.

 

 

Tel qui cuide engeigner autrui

Tel qui cuide engeigner autrui bien souvent s’engeigne soi-même, nous précise le vieux proverbe.

La bourgeoisie française a parfaitement bien assimilé le film d'Alain Resnais et de Henri Laborit (Mon oncle d’Amérique) comme un excellent manuel de maltraitance, pour abréger sans se faire pincer, les jours de ceux dont on convoite de prendre la place et/ou les biens. En famille inclusivement. Le maître d'armes l'avait bien expliqué à monsieur Jourdain : Tout l'art des armes en famille consiste à infliger un maximum de coups à son proche, sans jamais s'en prendre un en retour.
Il suffit de changer quelques mots dans l'article historique de Harold Searles, The effort to drive the other person crazy, de 1959, traduit chez Gallimard dans le recueil qui porte le titre de l'article, L'effort pour rendre l'autre fou, pour retrouver une description assez précise des stratégies familiales pour faire de son enfant un dépressif profond, et pour maintenir son conjoint, ou sa sœur, ou son frère, dans le désespoir, l'aboulie, l'apragmatisme. En clair, pour l'éliminer en pratique, sans courir le risque de passer en cour d'assises. Paul Racamier, dans Les schizophrènes, avait résumé ces procédés pour rendre fou :

-  Obliger la victime à être simultanément dans deux états psychiques incompatibles.

-  Simultanément séduction narcissique, et attaque du narcissisme primaire antoedipien, constitution d'une symbiose anachronique entre le parent et l'enfant, dans l'omnipotence mutuelle. Empêchement de la constitution de l'oedipe, et encore plus empêchement de la constitution de l'identité sexuée, des compétences en rituels de sélection et séduction, et des compétences territoriales.

-  Dénier les perceptions correctes qu'a l'enfant, mais qui contrarient la prestance et les illusions de perfection de l'adulte. Exemples : dénier systématiquement que l'eau du bain brûle l'enfant. Accuser de paranoïa un enfant de cinq ans qui se plaint des persécutions.

-  Menacer, terrifier : Si tu te sépares de moi, si tu t'autonomises, je deviendrai folle, ou je me suiciderai !
Seul le dernier point est spécifique de la fabrication du futur schizophrène. Les trois premiers procédés sont parfaitement applicables à cette forme de meurtre psychique lent, qu'est la condamnation au schéma de vie dit "dépressif". Le seul point-clé est que le complot contre la personnalité de l'enfant soit compact, sans failles où une résistance pourrait planter un piton salvateur.

Un mot va poser problème à de nombreux lecteurs, car non défini : "complot".
Il y a complot lorsqu'au moins une personne recherche et trouve un ou des complices. Lorsqu'ils "pelotent ensemble" des fils que l'extérieur ne doit pas pouvoir démêler clairement.

Exemple : l'exploitation de Elledé.

Tous mes enfants sont passés en classe de Maternelle dans les mains de la douce Elledé, et ils ont adoré. Plus tard, à la cinquantaine, Elledé conservait une figure enfantine. Inerme, souffre-douleurs d’une collègue décidée à lui faire la peau, Elledé en fut réduite à demander sa mutation dans une autre école maternelle ; disons que ce fut moins mortel que de se jeter dans le canal. Elledé fut exploitée toute sa vie par ses parents, qui l’ont dressée à leur servir de bâton de vieillesse. Totalement désorientée à leurs décès, elle ne savait plus quoi faire de sa vie solitaire d’enfant exploitée.

L'œuvre de Carmen Campo et Juan Luis Linares : Psychothérapie des états dépressifs(ESF).
http://www.esf-editeur.fr/psy/boutique/e-docs/00/00/01/D0/document_livre.md

Selon leur description de la fabrication du futur dépressif majeur, là, le couple conjugal est relativement uni - contrairement au couple fabricant de schizophrène. Sauf qu'il ne laisse jamais de place aux besoins affectifs de l'enfant. L'enfant est de trop, il est rejeté en marge, et est dressé à être constamment dévoué au parent le plus demandant, ou à sa fratrie. Il se dévoue sans compter, dans l'espoir que sa demande d'amour parental sera satisfaite un jour. C'est donc pour le restant de ses jours une bonne poire facile à exploiter. Y compris dans son ménage...

L'épisode dépressif majeur survient quand cet enfant dressé à toujours donner sans recevoir, et sans jamais avoir le droit d'exister pour lui-même, prend conscience, non, prend pré-conscience que cet amour parental qu'il a acheté toute sa vie au prix d'un dévouement incessant, il ne l'obtiendra jamais. L’arrivée du cancer du poumon est alors fréquent.

Un dépressif majeur reste généralement en couple stable. Il a tellement d'attentes affectives à combler, et il/elle est tellement rempli(e) d'espoirs !

Les thérapeutes qui traitent la famille entière remarquent bientôt que l'interaction conjugale et familiale est sur le mode complémentaire. Le conjoint joue le rôle du personnage fort, qui "n'a pas de problèmes", et qui s'assure constamment que le dépressif reste bien tout au fond de sa position basse, si chouette à exploiter. Dès que le dépressif sort de son gouffre de désespoir au long cours, et commence à s'affirmer, à exprimer ses besoins propres, la réaction devient violente pour le disqualifier et le faire replonger...

La pression est le contraire de l'expression.

Les aspects de perversité manipulatrice chez la parenté génératrice de dépressifs profonds.

Ce qui frappe profondément l'observateur engagé, c'est l'évolution depuis un simple parasitisme négligent, vers toujours plus de sadisme et de perversité, dans les complots entre parents de dépressifs, voire entre conjoint et parents ou beaux-parents (ou autres coalitions, par exemple un couple mère-fille), pour renfoncer au fond du trou, l'enfant qui tente d'en sortir : leur communion par le sadisme partagé. Pourquoi cette évolution ? Par narcissisme, souci de la prestance : "N'avouez jamais ! Liquidez plutôt les témoins gênants !"

Le procès du narcissisme ne sera jamais assez fait...

L'enfant met au minimum des dizaines d'années avant de démonter le piège dans lequel il a été enfermé - si même il y arrive avant son décès. En effet, son bagage génétique l'oblige aux loyautés filiales, notre héritage humain commun, tandis que ses parents égocentriques bafouent leurs devoirs de loyautés parentales. Et puis d'ordinaire, les souffre-douleurs, on les suicide avant qu'ils aient pu parler : pas de témoins gênants, quand même !

Lister les dommages collatéraux sur les complices dominés, par exemple sur les enfants recrutés dans une mission parricide, occuperait un livre entier.

A la lumière de l'œuvre de Boszormenyi-Nagy et de ses continuateurs, nous formulons une hypothèse neurologique : disposant d'une mémoire biographique nettement plus étendue que celle des autres singes, l'homme dispose aussi d'un équipement neurologique spécifique lui permettant de tenir le "Grand livre des comptes" des loyautés générationnelles qui inscrivent l'individu dans l'humanité commune. Selon cette hypothèse, qui cliniquement est féconde, à défaut d'être encore neurologiquement validée, l'éthique est donc une dimension indissociable de la condition humaine, et c'est donc une escroquerie intellectuelle que de la dénier au prétexte qu'en étudiant telle société animale, nous saurions tout ce qu'il est nécessaire de savoir de nos sociétés humaines.

Un des problèmes théoriques posé par les postulats contextuels de Böszörmenyi-Nagy est celui de l'évolution comparée, et du support neuroanatomique des fonctions d'évaluation de la justice et de la loyauté. A première vue, rien de plus égoïste qu'un chimpanzé... Les meurtres en bandes folles donnent une vilaine image de nos cousins. Aucun dresseur n'a jamais exhibé non plus de chimpanzé mâle, autre qu'enfant. A sept ans un chimpanzé est adulte. S'il est mâle, il veut sa place, la meilleure, et il est bien assez fort pour tuer le dresseur humain qui occupe la place de caïd.
Sauf que d'autres anecdotes donnent des pistes plus positives. Le cas de cette bande de chimpanzés de savane encerclée par les lionnes, dans les herbes hautes. Selon les observateurs – mais je ne retrouve pas trace de la source, probablement France-Culture – le plus vieux chimpanzé, mâle, a imposé le silence le plus absolu et l'immobilité à sa bande, est allé en catimini inspecter l'encerclement, a trouvé le trajet de fuite, a fait défiler sa troupe par là... Puis en sécurité dans un arbre ou deux, ils ont bruyamment manifesté leur joie. Les lionnes sont reparties chercher un gibier moins rusé. 
On n’a relaté aucun de ces accès de guerre civile chez les gorilles ni chez les orangs-outangs, qui forment des sociétés strictement hédonistes et solidaires.
Le comportement de meute de nos chiens aussi, donne une idée de ce dont nous héritons. Sur le trottoir, peu après être sortis de l'appartement, nous nous séparions, ma sœur vers sa destination, ma mère vers une autre. La chienne sloughia – lévrière de chasse à courre, nullement une chienne de berger – pile net, signifiant à ma mère qu'elle perdait une partie de sa meute, et qu'il fallait immédiatement faire quelque chose pour la rameuter. On contait aussi le cas d'une femme célibataire, qui adopta un gros chien de la SPA, pas beau à longs poils, et qui téléphonait affolée pour des conseils, et pour demander qu'on la débarrassât d'une telle catastrophe : un chien changé d'environnement a généralement la diarrhée, et ça fait du dégât dans un appartement... Puis en soir en rentrant chez elle, moins de deux semaines après, elle s'écroula sur le carrelage de son entrée : infarctus du myocarde. Le gros chien pas beau à longs poils se coucha sur elle, ne facilita sûrement pas la respiration, mais la maintint au chaud et en vie jusqu'au matin, où on put la secourir. Inutile de vous préciser que ce couple maîtresse-chien resta soudé pour la vie.

Un autre exemple encore plus émouvant de solidarité est fourni par ces minuscules capucins, que l'on peut dresser – pas tous, certains seulement – à servir d'aides de vie à des paralysés tétraplégiques. On peut discuter de la moralité de notre exploitation de ces capucins, mais pas de leur capacité à se lier, et à aimer faire plaisir, à aimer faire vivre quelqu'un d'autre.

Quant aux circuits neuroanatomiques des fonctions de Böszörmenyi-Nagy, comme du reste ceux de l'appareil psychique groupal, ou des fonctions de genius loci (bon génie du lieu), inventées par Claudio Neri, la question est vierge, on ne sait rien. J'ai juste des raisons de présumer ce que ce sont surtout des fonctions d'hémisphère droit, et avant tout frontales, et qu'elles sont élaborées comme surcouches des marqueurs somatiques. 

Et puis se pose le problème complémentaire : Quid des circuits nerveux de la perversité, du fanatisme, de l'addiction à la guerre civile, du misandrisme victimaire ? C'étaient des solutions d'hier. C'est donc encore une élaboration à partir des marqueurs somatiques. Les exemples ne manquent pas sur Agoravox de ces guerriers et guerrières, perpétuellement en mode hyper-amygdalien, oscillant autour des frontières de la psychose.

 

Vous retenez : une composante essentielle de notre humanité est un Grand Livre des loyautés. Bafouez ces loyautés humaines et non seulement vous vous rapprochez vous-même de la maladie mentale, mais surtout vos proches et vos enfants encaissent là un héritage fort toxique.

Les freudiens sont incapables de vous en prévenir : le marché de leur secte est l’individualisme et le cynisme.

 

 

Conséquence : le devoir de fiabilité.

En fondant une famille vous contractez une obligation de santé mentale, et l’obligation de remédier à chaque déséquilibre. Ah ! c’est totalement hors de mode, que de se soucier de ses devoirs, alors que tout le matraquage médiatique, notamment via la publicité, insiste pour que vous réclamiez vos droits avec férocité et cynisme, et esquiviez astucieusement tous vos devoirs. D’autant plus férocement que la propagande médiatique excite à calomnier et tabasser puis spolier celui de vous deux qui a le malheur d’être né mâle.

A l’inverse, le gros de la clientèle de la PJJ, Protection Judiciaire de la Jeunesse et des foyers éducatifs est constitué de jeunes « borderline » ou en états-limites de psychose, issus de parents chaotiques, incapables d’attitudes cohérentes, et de vie cohérente. Imprévisibles, sautant d’une pulsion à l’autre, ils sont incapables de tenir aucun engagement – je parle des parents, incapables de se mettre à la hauteur de leurs obligations de parents.
Un exemple historique de tels parents immatures et calamiteux : le couple constitué d’Isabeau de Bavière et de Charles VI – mariage en 1385, extinction en 1422. Un tourbillon de sensualités, de pulsions, et de fêtes extravagantes, tandis que la politique extérieure du royaume tomba en incohérence, sous la direction occulte de Philippe de Bourgogne. A la fin en 1420 ce fut l’infamant traité de Troyes où Isabeau désavoua et déshérita le dauphin Charles VII, en échange d’une cassette pour son avarice. Hébété, Charles VI était réduit à l’état de légume.

Mais alors sur qui, sur quels adultes de référence, le comte de Ponthieu, fils d’un fou et d’une catin, futur roi de Bourges (1422) puis roi de France en 1429, put-il s’appuyer pour s’éduquer et devenir à trente ans (1433) enfin un grand roi ? En premier lieu sur sa belle-mère, Yolande d’Aragon qui en mariant sa fille Marie d’Anjou, avait décidé de faire de ce jeune homme incertain un véritable homme d’état. Puis l’improbable et providentielle Jehanne la pucelle (1412-1431) qui enhardit troupes et capitaines, et en fut si mal récompensée et si jalousée.

 

L’endommagement sur les enfants chargés d’une mission parricide.

Jouant de malheur, Richard Gardner crut bon de donner un baptême psychiatrique à cet endommagement des enfants : le syndrome d’aliénation parentale. Ou en sigle : SAP. En langage de tous les jours, disons le dressage des enfants à servir d’aide-bourreau contre un de leurs parents. En majorité démographique, d’aide-bourrelle, puisqu’en notre époque moderne, ce sont en écrasante majorité des femmes qui recrutent les enfants dans leur guerre à mort contre leur père.

La guerre médiatique contre la reconnaissance de la réalité du SAP, est un étendard de la guerre sexiste :

Hélène Palma : http://deonto-famille.info/index.php?topic=25.0

https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/scandale-le-syndrome-d-alienation-200329

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-syndrome-d-alienation-parentale-196073#forum4982346

https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-tres-controverse-syndrome-d-59616

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-la-residence-alternee-141947#forum3845371

https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/justice-familiale-et-alienation-114571



Quand vous chargez l’enfant d’une mission parricide, vous violez vos obligations de loyauté envers lui, et vous le contraignez à violer ses obligations de loyauté envers le bouc émissaire que vous avez la pulsion d’abattre. Ce que j’ai constaté :

L’enfant tombé sous la toute-puissance de la mono-parentalité devient plus intolérant aux autres, plus raciste, beaucoup plus conformiste, beaucoup moins créatif, beaucoup moins curieux, beaucoup plus soucieux de paraître, incapable de remettre en cause son savoir-être déficient, nettement lâche et froussard. Il sait être fusionnel avec un groupe ou une secte, il peut devenir oppositionnel, il peut fuguer, il peut s’engager dans la Marine pour cinq ans, mais il ne sait plus se penser distinct, et ne sait pas non plus coopérer de façon dialectique, en dépassant les conflits. L’insincérité est devenue son mode de vie : il a trop d’inavouable à camoufler.

Il a intégré la leçon : quoiqu’il arrive, tout est toujours de la faute de l’autre, qu’il est si facile d’accuser. Sa mémoire biographique est trouée et falsifiée. Il est extrêmement réticent à explorer les bizarreries de sa filiation, il rejette sa généalogie. Sur le plan scolaire, on le voit rejeter l’Histoire, souvent la Géographie aussi (elle implique trop de curiosité envers les autres peuples, les autres conditions de vie).

L’enfant ainsi recruté en mission parricide doit biffer et falsifier la plus grande partie de sa mémoire biographique. On n’a pas fini d’en inventorier les conséquences au long cours : c’est la totalité du développement ultérieur de cet individu qui est massacré, dévoré par la corruption. Il ne saura plus jamais fonder une famille qui tienne la route. Il ne saura jamais tenir avec intégrité un poste de responsabilités et de commandement. Pour le restant de ses jours, il restera un corrompu, qui ne pourra plus s’empêcher de corrompre autour de lui.



Voir quand le gang des tueuses conjurées s’est vantée d’avoir fait de mon fils une épave droguée, endoctrinée au meurtre : http://deonto-famille.info/index.php?topic=253.0

Ne pas se fier à leur description : jamais sur aucun point le gang des tueuses conjurées n’a dit la vérité. En revanche fiez vous à l’implicite de leur jugement sur ce qu’est le bien, et la moralité. Là les conjurées se sont décrites fidèlement.

 



 

A suivre.

3/5. Compétition et fourberies.

Ah ! Arsinoé ! Sans mentir, j'étais en peine de vous !

A suivre.

 

4/5. Choisir entre la jouissance et les querelles.

Selon le psychologue canadien Yvon Dallaire seuls 20 % des couples parviennent à dépasser le stade de la guerre à mort pour le pouvoir.

A suivre.

 

5/5. Exploitation de la guerre de suprématie. Les marionnettistes.

Rockefeller, la C.I.A., György Soros... Si si ! Des philanthropes !

 

 

Fin 5/5.

3/5 Compétition et fourberies (sous déguisement victimaire)

3/5 Compétition et fourberies (sous déguisement victimaire)

Compétition et fourberies.

Des citations ?

Cependant, un amant plairait fort à la dame,

Et même, pour Alceste, elle a tendresse d'âme;

Enfin, je n'ai rien vu de si sot, à mon gré,

Elle est impertinente au suprême degré;

Ah Arsinoé ! quel heureux sort, en ce lieu, vous amène ?

Madame, sans mentir, j'étais de vous, en peine.

Molière, Le Misanthrope, acte 3, scènes 3 et 4.

 

Dans le téléfilm de comédie au scénario bourré d’invraisemblances « Un château au soleil », mais riche de numéros d’acteurs, un duel aussi savoureux que celui d’Arsinoé et Célimène oppose Annie Duperey et Christiane Minazzoli, jouant respectivement la future maîtresse, et l’actuelle maîtresse en titre du châtelain incarné par Jean-Pierre Marielle.

 

La série de télévision « Femme$ de footballeurs » était centrée sur le souci de ces riches élégantes, de garder pour elles leurs maris aux pieds d’or, alors que la concurrence était toute émoustillée.

 

Plus sanglant, voir la façon dont Frédégonde (545-597) fit assassiner la reine Galswinthe (545-568), après avoir manipulé la naïve Audowere puis le naïf Chilpéric pour lui faire répudier sa première épouse Audowere (530-580). Après quoi elle organisa avec ses gens le viol de Basine, dernière descendante d’Audowere, pour l’écarter de la succession.

Même stratégie de parasitisme sans pitié pour Livia Drusilla, troisième épouse d’Octave (Caius Octavius Thurinus = César Auguste), qui manoeuvra de même pour écarter et faire incarcérer Julia, seule descendante légitime d’Octave, et fit assassiner tous ceux qui gênaient l’accession à l’empire de son fils d’un premier mariage, Tiberius Claudius Nero. Et la suite de l’histoire de la dynastie des Julio-Claudiens n’est pas mieux, en cruautés et fourberies.

Comme partout dans le monde vivant, les gènes de la femme sont égoïstes.

Il n’est pas exceptionnel qu’une seconde épouse défenestre la fille d’un premier lit de son nouveau mari, afin de réserver la succession conjugale à ses propres gènes. Comme ce ne sont que des petites gens, la presse n’est pas au courant du meurtre, et le procureur s’empresse de classer l’affaire sans enquête. Seul un père riche pourrait payer les frais d’enquête que le procureur commence par lui réclamer.

Dans son livre « Autrement dit », Marie Cardinal vante que les armes féminines favorites sont le mensonge et la ruse, mais en féministe, elle prétend que ce sont là des armes de légitime défense contre les mâles. Mensonge éhonté : ce sont avant tout des armes de concurrence contre les autres femmes, pour évincer et supplanter les autres.

Dans le film Mon oncle d’Amérique, où Jean le Gall, ambitieux bourgeois riche de patrimoine a soudain quitté femme et enfants pour Janine Garnier (jouée par Nicole Garcia, alors d’une beauté renversante), son épouse Arlette joue à Janine la tragi-comédie de la cancéreuse condamnée. Avec le résultat que l’on attend de la dictature de l’émotion : la trop belle comédienne met à la porte l’ambitieux dont le pouvoir politique a subi un revers, et son épouse le récupère.

Les chansons des premières années d’Anne Sylvestre sont obsédées d’être la reinela reinela reine, de balancer ses jupons mieux que les autres, d’avoir plus d’amants que les autres, plus de beaux enfants que les autres, obtenus de tous les plus beaux mâles du canton, ou à défaut, de se vanter d’avoir d’avoir un cœur plus vaste encore

 

Hé oui, devant la lourdeur de l’investissement à porter, nourrir et éduquer des enfants si lents à se développer, chaque femme est en concurrence avec toutes les autres pour se procurer les mâles les plus performants, les plus forts, les plus rusés, les plus dominateurs, les plus territoriaux et les plus riches de butin… Aussi l’espèce a dû développer des armes de séduction massive et de compétition spécifiquement féminines, qu’on ne rencontre pas ou si peu chez les autres mammifères.

 

maquillage

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Évidemment la poitrine féminine joue un grand rôle de signal social de nubilité, différent selon les peuplades. Sur la peau noire des boshimanes, le mamelon rouge gorgé de sang de la jeune nubile, est un signal qu’on ne peut manquer.

En termes choisis, Tolstoï mentionne qu’Hélène, la vénale et volage épouse de Pierre Bézoukhov, en divorce et partie en Pologne, « éclipse » par sa poitrine opulente « la beauté plus fine et discrète des polonaises ».

Dans le dosage hormonal de la nubilité, la vasopressine intervient dans le gonflement des seins et des lèvres. Par ses lèvres turgescentes, la jeune femme nubile récupère un des signaux sociaux des bébés, et bénéficie de nos réflexes de protection et d’affection envers les bébés et jeunes enfants. Vingt-cinq ans plus tard, mais n’anticipons pas…

Dans certains cas pathologiques, la compétition est transgénérationnelle. On ne compte plus les cas de féroce jalousie du parent de même sexe, de la mère contre sa fille, ou du père contre son fils. Sylvie Joly en a donné une version hilarante et inoubliable dans son sketch Catherine.

J'ai eu peur un temps, je l'avoue, que Delphine soit terriblement jalouse de moi. Mais ce qu'il fallait simplement, c'est qu'elle ne se sente pas trop écrasée. Je lui ai laissé espérer, sans trop insister évidemment, avec tact, qu'elle aussi, peut-être ; serait ravissante un jour. Évidemment, ça m'agace parfois, de voir Delphine copier mes gestes, mes attitudes, mon maquillage, même me chiper mes robes, même mes jeans le petit chameau . Mais elle est tellement, tellement heureuse d'essayer d'être une Catherine numéro deux. Et j'aimerais tant qu'elle y parvienne. J'aimerais tant qu'elle soit, plus tard, pour son mari, ce que je suis pour Philippe.

Mais ce texte sec ne vous rend pas la voix si parfaitement travaillée dans les intonations du seizième arrondissement, de cette actrice dotée d’une oreille phénoménale.

Cette jalousie commence largement avant que l’enfant jalousé devienne compétiteur sexuel ou compétitrice sexuelle, cela commence comme une jalousie de grand frère à petit frère, ou de grande sœur à petite sœur. Dans nombre de peuplades d’Afrique, les femmes d’âge mûri règlent radicalement la question de la concurrence sexuelle des plus jeunes, en leur excisant le clitoris.

Un exemple est historique, de jalousie féroce d’une mère contre sa bru : Blanche de Castille multipliait les interdits conjugaux contre son fils, Louis IX et contre sa bru Marguerite de Provence. Elle tenait à maintenir son fils en pucelage perpétuel, ou du moins abstinence sévère. De toutes les résidences royales, Louis et Marguerite préféraient de beaucoup le château où ils n’étaient séparés que par un escalier en vis, privé. Le clinicien a les oreilles qui remuent lorsqu’il lit que quelques années plus tard, Marguerite de Provence fit subir à sa bru (Isabelle d’Aragon ?) la même maltraitance anti-sexuelle. Le contage de la maladie mentale est bien plus culturel que génétique.

J’ai recueilli le témoignage où une mère se coalisait avec son gendre pour mieux abattre sa fille, une priorité inhabituelle : 
http://caton-censeur.org/resources/Jeanpapol/1600_km_+_1600_km_pour_rien.htm.

 

Les enfants ainsi persécutés par la jalousie d’un parent, le plus souvent par la mère, deviennent-ils tous paranoïaques ? Certains oui, mais la causalité de la paranoïa est nettement plus compliquée que cela. Je l’avais traité en son temps : http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/paranoia.html

Persécuté par sa mère, Poil de carotte n’est jamais devenu paranoïaque. Mais Jules Renard se savait fragilisé, et priait « Ne grattez pas trop ».


Dans d’autres familles, l’égoïsme de clan peut être redoutable pour les autres ; certaines familles sont des nids de mitrailleuses braquées sur l’extérieur. Certains se souviennent peut être encore de la querelle sauvage de Marcel Landowski contre Pierre Boulez. C’est vrai que les concerts du Domaine Musical dirigé par Boulez ne rassemblaient qu’un public snob, fier de devenir une élite cultivée en faisant semblant d’apprécier. J’y ai été une fois (peut-être deux ?). Un rang à côté, deux titis gouaillèrent sur le bouteillophone coincé. Landowski coupa la subvention du Domaine Musical, voulant de la musique beaucoup plus tournée vers le grand public. Je n’ai pas un bon souvenir de l’opéra de Landowski, « Le fou », retransmis à la radio en 1960. L’argument m’avait semblé sentencieux et prétentieux, et la musique pompière, en paroxysmes pénibles. Sa nièce m’a assuré de conflits entre le compositeur et le chef d’orchestre, et que par conséquent l’œuvre avait été mal jouée. La mère de Marcel Landowski, femme fort tribale, épousait la querelle de son fils contre Boulez, et nous cancana son indignation qu’il paraissait que Boulez dirigeait sans baguette. J’ai beaucoup de bien à dire des directions d’orchestre de Boulez après la querelle et son exil aux U.S.A.

Cette tribu-là - ce nid de mitrailleuses - aurait-elle été une bonne belle-famille ? Je frémis encore rétrospectivement à y penser. J’ai d’autres souvenirs cuisants de perfidies par d’autres mères de famille, trop heureuses d’enfoncer sournoisement les enfants des autres, pour mieux rehausser les leurs. Y compris enfoncer perfidement mes enfants.

Comme partout dans le monde vivant, les gènes des femmes sont égoïstes.

 

Dans son roman « Un recteur de l’île de Sein », où Thomas, ancien enfant de chœur, remplace provisoirement et informellement l’ancien recteur (curé, en Bretagne) non encore remplacé, Henri Queffelec décrit une grande querelle des femmes de Sein : La jeune Anaïs est amoureuse de Thomas, le jeune pêcheur faisant fonction de recteur, et une autre femme jalouse la traite de tous les noms. Quand les hommes rentrent de la pêche le soir, ils désapprouvent toute cette querelle et ces cris, « Si on laissait faire les femmes, l’île serait toujours à feu et à sang », et la mer est déjà largement assez dure et dangereuse à elle seule.

 

L’obsession du statut social supérieur peut aller jusqu’à provoquer une nouvelle bagarre de mâles, pour être bien certaine d’avoir choisi le vainqueur (puis choisir le nouveau vainqueur, cela va de soi).

 

Ventre saint gris ! Voilà que j’oubliais une arme de compétition féminine majeure : l’hypnose !

Dans son roman « Une jeune femme de soixante ans », Jean Chalon décrit le désarroi voire la détresse finale de son héroïne : pour faire face aux coûts de sa grande maison bizarre à Passy, la « Folie mauve », et remédier à ses dettes, Nora a séduit et épousé un commerçant à la tête froide et rationnelle. Et là catastrophe dans sa vie mondaine : chaque fois que Nora pense éblouir la société réunie dans son salon, par une boutade obscure lancée avec des effets de voix hypnotisants, son mari interroge : « Mais je ne vous comprends pas très bien, chère amie. Pourriez-vous préciser votre pensée ?». Diantre ! C’est justement ce qu’elle ne pourrait pas faire : préciser sa pensée ! Nora n’a que des astuces pour paraître originale et pétillante, son intellect ne va pas au-delà. Avec un mari non hypnotisable, et dont elle a besoin pour son train de vie, que faire pour briller encore par le bluff et l’hypnose ?

La journaliste Claude Sarraute pratiquait les mêmes ruses à courte vue et bousculait la syntaxe, pour désarçonner par la surprise. Au delà de ce court terme qui semblait suffire pour des billets d’humeur dans le quotidien Le Monde qui en 1980 n’était pas encore devenu Li mMonde, aucune pensée construite. Son horizon se limitait au seul chaud bize (show business : industrie du spectacle), zéro pensée sociale. En 1991, elle se fit recadrer puis jeter de L’heure de vérité, où elle tentait de mettre en boîte Georges Marchais.


Alors en exercice à Chestnut Lodge, le psychiatre Harold F. Searles a décrit un procédé utilisé par une des pensionnaires schizophrènes chroniques, pour tâcher de le rendre fou : tenir sévèrement des discours très universitaires sur des questions philosophiques obscures, tout en prenant moult positions très provoquantes dans une jupe très courte et un corsage très moulant. Ça ferait une bonne introduction à un scénario de porno, tiens !


La télévision du parti gaulliste avait clairement pour mission l’hypnose générale du peuple français. Août 1963, l’hypnose de charme multipliait les effets de lèvres, de seins, de ports de tête, et de voix pour sussurer :

Zoubizoubizou hou ! (bis)
Zoubizou zoubizou zoubizou zoubizou !
Vous ne saurez jamais, ce que veut dire zoubizou !

Le cadrage ne permettait pas au téléspectateur de vérifier quels autres effets de fesses étaient exhibés en plus dans le studio, pour faire feuler tous les mâles.

 

Certes bien moins grave que l’excision des fillettes, un autre cas pathologique de la compétition mère-fille a été conté par Jacques-Antoine Malarewicz, dans Supervision en thérapie systémique, ESF, 1999. Telle femme consultait en raison de sa « difficulté à quitter son amant ».

Thérapeute : Elle a 45 ans et son mari 50. Ils ont deux enfants, deux filles qui sont parties de la maison. … Les parents sont tous deux enseignants.

Superviseur : Et elle n’arrive donc pas à se séparer de son amant ?

T : En fait elle a toujours eu des amants jusqu’au jour où son mari s’en est aperçu… Il a alors pris une maîtresse. Elle a alors promis de quitter l’amant qu’elle avait à ce moment là… Ce qu’elle n’a pas fait… Ce qu’elle n’arrive pas à faire, tout en disant qu’elle l’a fait.

S : Pourquoi faire simple ? Et le mari ?

T : Il a toujours sa maîtresse.

S : Elle a donc le sentiment de s’être fait avoir ?

T : Oui, car son amant a pris, entre temps, une autre maîtresse. Elle a donc envie de le quitter, mais n’y parvient pas. C’est la raison pour laquelle elle est venue me voir.

Puis le superviseur consulte le génogramme.

T : Elle a perdu son père il y a une dizaine d’années. Elle a une sœur… Sa mère a eu aussi un enfant adultérin, un garçon, son demi-frère donc, qui a une quarantaine d’années.

S : Son père l’a reconnu ?

T : Oui, tout à fait...

Pour sortir le nez de la thérapeute du guidon où la tient sa cliente, J.-A.M. propose une simulation gestaltiste, où il prend le rôle de la thérapeute, et elle le rôle de sa cliente. Il lui fait explorer davantage les liens de filiation. Il en ressort bientôt que le problème réel tient dans la gestion de trois ou quatre deuils.

  1. En premier lieu, elle n’a pas réussi à faire aussi fort que sa mère, dans la compétition d’adultères : elle n’a pas réussi à se faire faire un enfant adultérin à imposer à son mari. La compétition d’adultères est donc perdue.

  2. Sa mère finira par mourir, et il y a son deuil à faire.

  3. Elle n’a pas réussi à avoir un garçon. Et à 45 ans, c’est pratiquement plié. Le pire est que la maîtresse concurrente, probablement bien plus jeune, pourrait bien le faire, ce garçon tenu pour nécessaire à son standinge social.

  4. Et il est possible que le deuil du père mort il y a dix ans, n’est pas encore procédé.

Son attachement avec sa mère se joue dans une rivalité de femmes, et elle organise une rivalité entre deux hommes, son mari et son amant, en modèle sur sa rivalité avec sa mère.

S : Il me semble que tu sera amenée à lui poser la question de son remariage avec son mari.

 

Rivalités, compétition, égoïsmes. Si vous l’oubliez, vous vous condamnez à ne rien comprendre. Cette part de l’animalité, si elle est surdéveloppée, peut ruiner les autres objectifs de l’individu, de sa famille, de son peuple. Il est spécifique à l’espèce humaine que les femelles en âge de procréer sont en compétition si féroce pour être la plus étincelante, qui capture les meilleurs mâles.

A suivre.

 

4/5. Choisir entre la jouissance et les querelles.

Nous sommes des animaux territoriaux, mais qui sera le territoire de l’autre ?

Selon le psychologue canadien Yvon Dallaire seuls 20 % des couples parviennent à dépasser le stade de la guerre à mort pour le pouvoir.

 

A suivre.

 

5/5. Exploitation de la guerre de suprématie. Les marionnettistes.

György Soros, Rockefeller, la C.I.A., de tendres philanthropes ? ...

A suivre.

1/5. Spécialisation vitale, spécifique à l'espèce humaine.

1/5. Spécialisation vitale.

Dans aucune autre espèce de mammifères, la femelle n’est autant spécialisée que la femelle humaine. Dans aucune autre espèce, l’encéphalisation extrême et le ralentissement de croissance qui en est la conséquence, ne demandent autant à la gestation, à la parturition, ni n’exigent une telle durée d’allaitement et de soins intensifs. Les parturitions difficiles et dangereuses, une affaire de vie ou de mort imminente sont fort rares ailleurs que dans notre espèce. Seuls les équidés domestiques sont connus pour des cas d’accouchements difficultueux et qui parfois échouent.

 

Chez les autres primates, les seuls cas de spécialisation physique d’un sexe sont invariablement la spécialisation du mâle, soumis à forte compétition. Chez les gorilles qui vivent en petits harems dominés par un grand et gros mâle à dos argenté, le mâle est spécialisé pour assurer la domination et la défense physique du petit groupe. Moindre spécialisation du mâle chez les orangs-outans, qui passent plus de temps dans les arbres qu’au sol. Spécialisation aussi des mâles babouins, qui contrôlent leur monde aux canines. Les babouins dorment dans les arbres, mais vivent au sol. Zéro spécialisation chez les gibbons, qui sont les seuls primates vivant en couple fidèle, et famille nucléaire. Presque pas de spécialisation sexuelle non plus chez les chimpanzés. Ils vivent en groupes de promiscuité, où les mâles dominants copulent tous à tour de rôle avec les femelles en chaleur. Chez eux la compétition est au sperme, et leur évolution a privilégié la taille des testicules, pour émettre le sperme qui sera victorieux des autres.

 

Chez les éléphants de mer, c’est le mâle qui est spécialisé sur la compétition pour écarter tous les autres mâles, rivaux évincés. Seule une petite minorité de mammifères vivent en couple et élèvent en couple les petits : les écureuils, les renards, les élans, les gibbons déjà cités, plusieurs mustélidés dont les loutres (la mise bas dans un terrier est déterminante). Les loups dans une certaine mesure. Certains phoques, dans la stricte mesure où la répartition du terrain côtier le permet : sans grandes plages, mais juste de nombreuses petites criques.

 

Si l’évolution physique des femelles humaines vers des bassins toujours plus larges n’était due qu’à la cruelle sélection par des accouchements rendus impossibles et mortels par les crânes toujours plus gros des bébés, il est peu probable qu’elle aurait été aussi rapide et profonde ; de plus cette espèce aurait été bien plus menacée et précaire. Le second moteur, parfois le premier moteur des évolutions demeure la sélection sexuelle, les préférences dans le choix d’un partenaire sexuel. Quand on leur propose de sélectionner la silhouette d’homme qui leur plaît le mieux, les femmes testées ne mettent qu’une fraction de seconde pour choisir les épaules les plus larges et les plus musculeuses, le bassin le plus étroit et les cuisses les plus musculeuses, une silhouette d’hyper-athlète qu’en réalité elles ne rencontrent jamais. Vu leur temps éclair de choix, il est exclu que le cortex soit invoqué pour ces préférences : les noyaux gris centraux leur suffisent, les mêmes qui suffisent à vingt-cinq habiletés que nous partageons avec les reptiles, depuis donc 312 millions d’années au moins (Carbonifère supérieur, Westphalien). Nul besoin d’invoquer le traditionnel « complot masculiniste et patriarcal », il s’agit bien là d’une stratégie d’espèce qui s’est inscrite dans notre patrimoine génétique au fil des millions d’années de l’hominisation. Les cartes postales drôlatiques en vente dans les ports de Toulon et de Marseille évoquent aussi largement ces préférences sexuelles inscrites dans notre patrimoine. Telle carte légende « Les marins, le regard perdu sur des horizons lointains » tandis que le dessin montre un mataf qui se retourne vivement vers les fesses frétillantes d’une affriolante passante.

 

De la vraie nature du talent musical :
Là ?






Perdu ! C'est là :

 

L’encéphalisation croissante de l’espèce humaine a un coût physiologique unique : jour et nuit, notre cerveau d’adulte consomme vingt watts, environ 27 % de notre métabolisme de base. Pour le nouveau-né, la proportion est bien plus dramatique : le cerveau consomme 66 % du métabolisme du nourrisson. Aussi le lait de femme a une composition de spécialiste : aucun autre lait ne contient autant de sucre, ni aussi peu de graisses, il est fait pour un petit cerveau surdéveloppé, et qui a une activité physiologique intense et des besoins énormes pour développer des millions de synapses à la minute. Aussi, au rebours de la Modeste proposition de Swift, l’élevage des petits humains est le plus décevant de tous sur le plan zootechnique : ils croissent très lentement, sont longtemps des impotents moteurs, puis des maladroits dont l’enfance est remplie de plaies et de bosses.

 

Cette énorme encéphalisation et cette très longue enfance ont imposé à nos ancêtres une division sexuelle des tâches et du travail bien plus poussée que chez les autres primates. Discussion d’anthropologues dans Les dossiers de l’écran autour de La guerre du feu :

« On n’est sûrs que d’une chose : c’étaient les femmes qui accouchaient.

- Justement : quand on a un bébé dans le ventre et un autre accroché dans les bras, pour chasser la panthère, hé bien c’est pas pratique ! » réplique une femme avec un grand sourire.

 

Nos bébés et nos enfants sont des proies bien trop tendres et rêvées pour les prédateurs qui nous entouraient. De plus, notre hyper-cerveau exige aussi des temps de sommeil uniques, avec une proportion unique de « sommeil paradoxal » ou de paralysie à mouvements d’yeux rapides. L’encéphalisation a donc exigé de plus en plus d’habileté et d’acharnement à construire des abris où les prédateurs ne puissent plus se glisser, même les léopards, pourtant friands de singes. De là découle la spécialisation des mâles humains en miroir de la spécialisation des femmes : vers la construction, la chasse et la guerre. Les Inuits se contentent d’un iglou quand ils sont en expédition de chasse, mais pour abriter la famille pas question se contenter d’un iglou, qu’un ours percerait en trois minutes ; des habitations assemblées en pierre et en os de baleines, du dur qui résiste aux ours. On a vu plus haut que les tests de préférences des femmes ont démontré qu’elles sont génétiquement programmées pour sélectionner les mâles qui soient les plus rudes chasseurs, guerriers pour la défense du territoire, et bâtisseurs.

Franquin a dessiné cela avec beaucoup de tendresse et d’humour dans Le nid du Marsupilami.

 

Parmi les vingt-cinq habiletés que nous partageons avec les sauriens, et dévolues aux noyaux gris centraux, figure l’habileté à jauger d’un coup d’œil si un autre individu est plus grand, plus petit, ou de taille égale. Application féminine : évaluer en une fraction de seconde si un mâle est suffisamment plus grand qu’elle, et suffisamment dominant pour être considéré. Mis en mots : « Moi en dessous d’un mètre quatre-vingt, je regarde pas ! ». Pour ce premier tri, il suffit parfois de regarder le pied : est-il assez grand pour être un pied de « vrai homme » ?

 

Nos jeunes enfants aussi considèrent la taille et la capacité de violence comme signaux fiables pour s’attacher à un contre-prédateurs crédible. Cela n’est pas propre aux seuls mammifères : les crocodiliens et les oiseaux aussi prennent soin de leurs petits, et les protègent contre les prédateurs. Ce sont là des convergences évolutives dans des stratégies d’espèces. Les travaux expérimentaux de John Bowlby ont prouvé que le facteur clé du comportement exploratoire ou craintif d’un jeune enfant, est la présence ou la carence du contre-prédateurs crédible, la mère dans la plupart des cas. C’est cette évaluation du contre-prédateurs qui détermine l’attachement. Pas de chance pour les freudiens, qui ont tout misé sur le sein maternel.

 

Seul l’artisanat de la taille des silex – puis bien d’autres artisanats - a introduit de la complexité dans la sélection sociale et sexuelle dans les sociétés qui furent nos ancêtres : la taille des silex exige non seulement de la force, mais énormément d’habileté, d’expérience et d’intelligence. Le langage s’est développé non seulement pour les commérages, mais aussi pour décrire et transmettre des habiletés artisanales complexes, sans parler des techniques de piégeage et de chasse, qui exigent de la concertation et de la coopération.

 

Bien d’autres spécialisations sexuées, physiologiques et sensorielles sont uniques à l’espèce humaine.

 

Outre la spécialisation squelettique par le bassin, la femelle humaine présente une étonnante spécialisation physiologique : elle résiste bien mieux que le mâle aux disettes et famines, son métabolisme peut se ralentir à l'extrême de l'économie, ce qui du reste peut en faire facilement une obèse si la nourriture ne manque pas. Cette caractéristique là n'a pu se développer que dans des populations où la division sexuelle du travail était prononcée. Nous n'avons que peu de renseignements sur l'éthologie des deux espèces qui nous ont précédées, Homo Habilis et Homo Erectus, mais nous pouvons du moins observer les moeurs des quelques peuples chasseurs-cueilleurs encore subsistants : les femelles prennent en charge les tâches proches du campement ou de l'habitat saisonnier ou permanent. Les mâles parcourent du terrain pour chasser la gazelle, ou chasser des prédateurs dangereux.


En échange, le sommeil féminin est en moyenne plus frileux. Les fabricants de sacs de couchage et de matelas auto-gonflants ont des versions plus isolantes spécialement pour les femmes.

 

La répartition de la vision est différente, l’ouïe est différente, l’olfaction est très différente, de surcroît dépendante de la date dans le cycle menstruel, les sens tactile et kinesthésique diffèrent. Tout cela accuse des millions d’années de répartition sexuée des tâches. Faisant de la cueillette autour du camp, nos ancêtres féminines n’ont pas eu besoin de développer autant de sens de l’orientation que nos ancêtres mâles, qui ont eu à s’aventurer beaucoup plus loin. Cette différence des dons est encore présente, bien que nos modes de vie aient énormément changé depuis.

 

Une autre spécialisation anatomique de la femelle humaine : c’est la seule qui conserve de la graisse autour des glandes mammaires, y compris lorsque ces glandes sont au repos ; glandes qui ne se développent vraiment que durant la grossesse, mais le signal social sexuel dure de l’adolescence jusqu’après la ménopause, voire dans la vieillesse. Ce paragraphe anticipe sur les spécialisations féminines qui sont orientées vers la compétition entre femelles.

Cette spécialisation sexuelle sociale a induit une maturation sexuellement différentiée du cervelet. Rappelons que le cervelet est un calculateur spécialisé qui ne fait qu’une seule chose : la coordination des mouvements. Déjà au Silurien nos ancêtres communs avec les squales actuels avaient un cervelet distinct et spécialisé. Le cortex moteur ne donne que l’ordre général d’un geste, il laisse au cervelet le soin d’organiser l’ordonnancement temporel dans tous les groupes musculaires intervenants. Par exemple si vous levez un bras vers l’avant, le cervelet a ordonnancé et donné des ordres aux muscles des jambes, pieds, cuisses et fessiers pour reculer le tronc et maintenir l’équilibre debout général, cela sans que le cortex ait à s’en occuper. Or dès dix-onze ans, avant d’avoir des seins, les fillettes arrondissent déjà les mouvements de leurs avant-bras, pour ne pas heurter leur future poitrine. A quatorze ans le contraste est total entre les écritures des filles et celles des garçons : le cervelet a un développement sexuel fortement différencié, et les adolescentes arrondissent tout dans leur écriture. Tandis qu’un travesti qui s’habille en femme n’a pas cet arrondi des gestes.

 

Les modes d’adultère aussi ont évolué avec l’hominisation. La principale innovation est que les femmes ont un œstrus caché, mais sont aptes à copuler en toutes saisons, avec une forte préférence pour les deux jours de l’ovulation. L’ovulation est de surcroît le moment d’un changement temporaire dans leurs choix masculins : elles préfèrent alors de beaucoup les mâles ayant une abondance évidente en testostérone, alors que le reste du temps elles préfèrent un animal plus domestiqué et docile. Elle est comme cela, l’animalité de la femme. « Romantisme » ? Vous disiez « romantisme » ?

 

Une innovation humaine majeure, commencée chez les primates proches, mais poussée à l’extrême dans notre espèce est la capacité énorme d’orgasmes féminins. On comprend la ruse de l’espèce, pour pousser les individus à se reproduire, rendre la reproduction agréable, voire très agréable. Mais avec l’encéphalisation colossale de l’espèce humaine donc la lenteur de croissance de chaque enfant, se posait la question de la durée du couple reproducteur, le rendre capable de se stabiliser jusqu'à ce que les petits soient de jeunes adultes et tirés d’affaire, une durée unique dans le règne animal. Bien qu’initialement réservé à la reproduction, le coït est devenu une affaire relationnelle centrale chez nous les humains.

 

Une hormone polypeptide, l’ocytocine est spécifique aux mammifères : elle lie la mise bas à la lactation, elle stimule les contractions, puis stimule la sécrétion du lait. Chez plusieurs primates, dont notamment les bonobos et les humains, elle ajoute à son rôle la majeure partie de la fonction orgasmique, notamment féminine, et est un facteur majeur de la liaison du couple. D’où le précepte : si vous voulez durer comme couple, alors baisez, baisez souvent, baisez longtemps, et continuez intelligemment malgré l’âge.

 

La conséquence de ces spécialisations complémentaires très poussées, et de la division sexuelle des tâches, elle va de soi, même si en notre époque moderne on a tout oublié : ce sont les interdépendances. Ce qu’il subsiste de sociétés paléolithiques primitives, dans la forêt amazonienne, dans la forêt de montagnes de Nouvelle Guinée, en Namibie ou dans la forêt où vivent les négrilles, ou chez les Inuits et les peuples du renne, démontre une interdépendance poussée, où la civilisation du groupe fait bien comprendre aux deux adultes du couple : « Ne jouez pas aux cons : vous êtes interdépendants ! », en plus de l’interdépendance tribale du groupe de subsistance dans des conditions dures et exigeantes.

 

Certes, en notre époque moderne où l’énergie est abondante et très bon marché, où vous disposez de la force d'au moins quatre cents esclaves, et où le capitalisme financier a dévoré tout le restant des capitalismes agricoles et industriels, quand il n'y a plus qu'à actionner un bouton, même la plus évaporée des séductrices à poitrine opulente peut démontrer à la tévé qu’elle dirige du bout du doigt les plus puissants engins de bâtiment et travaux publics, et donc qu’elle est la plus opulente des clientes de sa banque. Et que donc tu dois l’imiter, en te précipitant chez ladite banque.

 

 

 

 

2/5. Le Grand Livre des loyautés dues, entre générations et prochains.

A suivre.

 

3/5. Compétition et fourberies.

Ah ! Arsinoé ! Sans mentir, j'étais en peine de vous !

A suivre.

 

4/5. Choisir entre la jouissance et les querelles.

Selon le psychologue canadien Yvon Dallaire seuls 20 % des couples parviennent à dépasser le stade de la guerre à mort pour le pouvoir.

A suivre.

 

5/5. Exploitation de la guerre de suprématie. Les marionnettistes.

Rockefeller, la C.I.A., György Soros... Si si ! Des philanthropes !

 

Fin 5/5.